Dan Lacksman, le monsieur synthétiseur Belge.

Je me souviens de ce « Belgium one point… Belgique un point… » qui retentissait alors sur le poste de télévision en cette soirée du 19 avril 1980.

Ce soir là, l’Europe avait découvert, stupéfaite, une de nos fiertés nationale, le groupe Telex. Si en Belgique, peu se souviennent de « What’s another year » interprété par Johnny Logan, peu ont également oublié « Euro-Vision ». Derrière cette bande d’hurluberlus, comme les qualifiaient, à l’époque, nos parent, se cachaient Michel Moers, le grandiose Marc Moulin et le génial Dan Lanksman.

Bien-sûr, leur intervention était tout autant ironique que surréaliste, ce qui fit dire que la Belgique cherchait à tout prix à ne jamais remporter ce concours de la chanson. Ce qui sera fait en 1986 avec Sandra Kim et son rébarbatif tube « J’aime la vie ».

Dan Laksman lors du concours Eurovision de la Chanson (source : Wikipédia)

Je ne pouvais pas parler de Dan Lacksman sans parler de Telex, notre humoristique « Kraftwerk » à nous. Un petit tour sur le « making off » de « Moskow Diskow » (Qui a comme un petit goût de Radio Cité) pour se rendre compte que notre Dan n’avait rien à envier au célèbre Giorgio Moroder

C’est surtout un des premiers Belges à posséder un synthétiseur, c’est en tout cas le premier connu. Ce sera le super programmeur de synthétiseur Belge de la seconde moitié des années 70 aux années 80. Il collaborera à des gros tubes de l’époque interprété par Lio, Plastic Bertrand, Patric Hernandez (oui, le son electro de « Born to be alive » c’est lui) et d’autres

Ce n’est pas tout, les Sparks, Alain Chamfort, Etienne Daho, Deep Forest, Hooverphonic, Sttella, et bien d’autres, auront également à faire à ses services et voici quelques morceaux qui sont, à mes oreilles, les plus représentatifs du talent de Dan Lacksman :

Moskow Diskow
Tout petit la planète
Electric dreams

Un petit reportage lui est consacré ici où il explique son intervention sur le fameux « Born to be alive » de Patrick Hernandez.

Un géant de la musique électronique trop souvent masqué par les arbres de la forêt radiophonique que je vous invite à découvrir. Peut-être aurez-vous la chance de le croiser lors d’une de ses interventions où il raconte l’histoire de la musique électronique.

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