Pourquoi ai-je quitté Youtube, Google, Messenger, ….

Avant-propos

Ce qui suit n’a rien à voir avec le thème principal du blog. Voyez ça comme un acte militant vers plus de libertés artistiques.

L’emprise des “médias”

On parle souvent des Gafam et de leur monopole et sans remettre en cause ici le modèle capitaliste, un problème de taille subsiste ; celui du monopole de l’information et de la liberté d’expression. Si certaines dystopies ont paru fantaisistes durant des années après leur sortie, certaines sont aujourd’hui considérées comme très visionnaires ; rien que 1984 de George Orwell en est l’exemple flagrant.

La liberté d’expression, de choix et d’opinion, ne devrait en aucun cas être hypothéquée, quelle qu’en soit la raison. Or c’est bien ce qu’il se passe avec les Gafam, ou plutôt les Gaf & Co : Google, Amazon et Facebook et autres…

2016 est l’année-charnière où le grand public découvre avec effroi la puissance du « big data » et le pouvoir des réseaux sociaux lors de l’élection surprise de l’Oncle Donald. Cambridge Analytica avait fait la une de la presse spécialisée, accusée d’avoir manipulé l’opinion publique américaine. De même que pour le Brexit, ils ont avoué n’avoir fait qu’un travail limité.

Il est aussi important de considérer l’allégeance des Gaf & Co avec le gouvernement chinois, pour tout ce qui est répression et censure, tout ça rien que pour s’implanter dans le marché chinois et accroître leurs bénéfices.

Il avait aussi été relayé la rumeur selon laquelle Amazon serait capable de prédire nos achats et pourrait même les envoyer de manière anticipée. Vision qui ne serait pas délirante, compte tenu des évolutions de l’intelligence artificielle.

Ca fait réfléchir, non ? Mais ce n’est pas tout.

De nombreux débats et positionnements des principaux acteurs (« les vidéastes ») de Youtube (donc Google) ont lieu à propos de la censure et de la gestion des droits d’auteur. Le pouvoir que s’octroie Youtube est tout aussi contestable que stalinien ! N’oublions pas que le travail est effectué par ces acteurs et les gains sont majoritairement distribués entre Google et les ayants droit, même lorsqu’il s’agit d’exceptions au droit d’auteur. Brefs, leurs droits (aux acteurs) sont bafoués.

Aussi, toutes les recherches faites sur Google alimentent leurs bases de données et leurs algorithmes sont tels que les recherches sont trop ciblées. Par exemple les recherches d’un « complotiste » auront toujours tendance à aboutir sur des sites à vocation « complotiste ». Pour en revenir à la collecte de données, celles-ci alimentent le big data et sont souvent revendues à des entreprises qui ont rarement une vocation altruiste n’hésitant pas à faire du profit en dépit de nos libertés et de notre bien-être.

Bref, autant d’exemples démonstratifs qu’une sorte de dictature numérique s’installe progressivement avec notre consentement. Je pense qu’il est temps de réagir et de ne plus se soumettre à leur autorité, surtout que des alternatives existent ou ne demandent qu’à exister : Peertube, Qwant, Signal, …

Bien sûr, ce n’est pas le même confort, mais la liberté a un prix et celui-là n’est rien comparé à ce qui pourrait nous attendre en nous soumettant aveuglément aux Gaf & co.

La révolution c’est aussi ne pas se soumettre, donc « Viva la revolucion ! », comme disait le Ché.

Voilà, j’ai simplement choisi mon camp et vous ?

La Chi-Fi, la Hi-fi version Chinoise.

La musique, quelle soit électronique ou non, apporte toujours plus d’émotions sur du matériel de qualité, que l’on nomme Hi-Fi pour High Fidelity. La naissance de cette discipline a vu le jour aux états unis dans les années 50 et a commencé à envahir l’Europe dans les années 60. Réservée aux plus fortunés, elle se démocratisera avec l’arrivée, fin des sixties, du matériel provenant du Japon lequel a exporté massivement du matériel de grande qualité aux prix « ridicules » de quelques mois de salaire. Ils ont réduit les coûts au prix d’une petite voiture là où ils flirtaient avec celui d’une belle maison.

Les années 80 seront les années de déferlante intensive du matériel Nippon où les prix se sont effondrés avec du matériel de plus en plus élaboré et de plus en plus abordable. Mais, il est vrai, pas toujours de bonne qualité.

L’arrivée du nouveau millénaire a vu l’apparition du dématérialisé qui a remis les choses en place ; l’hifi redevenait un marché de niche et les grandes marques Japonaises s’éteignaient les unes après les autres. Les prix flambent…

C’est enfin le retour du vinyle qui va rendre un second souffle à ce marché mourant où certaines marques vont ressusciter, mais les prix ne seront plus ce qu’ils étaient dans les années 80. C’est dans ce contexte, que chez nous, débarque la Chi-Fi, pour Chinese-Fidelity (oui, c’est complètement condescendant)

Nous assistons, depuis une dizaine d’années, à une révolution : La Chine, l’usine du monde, à force d’être sous-traitant, est au fait de tous nos processus de fabrication et de nos cahiers des charges. Bref, ils connaissent très bien notre culture et surtout les produits que nous attendons. A cela s’ajoute une vielle technologie qui, grâce à l’évolution informatique (qui a fait naître des transistors très performants en commutation), peut atteindre une qualité inégalée à prix réduit ; il s’agit de la technologie que l’on appelle « à découpage » (et non digital comme on le voit souvent). Oui, la fameuse classe D s’immisce dans l’hifi avec des résultats très surprenants pour un prix microscopique et une qualité intrinsèque sans cesse en hausse.

Si une grande partie des « mélomanes » s’oriente, entre autre, vers le vintage, avec ses nombreux inconvénients, d’autres saisissent l’opportunité offertes par ces « envahisseurs », celle d’un matériel souvent très performant au prix de l’entrée de gamme et surtout bien assemblé. Oui le matériel hifi Chinois est souvent de bonne qualité et certains vont même jusqu’à proposer des répliques (lire contrefaçons) de matériel de légende, avec le logo de la marque copiée. Bref, un marché florissant où on y trouve de tout ; de l’illégal au produit original et performant en passant par des bricolages douteux.

Que prendre ?

Bien, n’achetez pas directement sur les sites Chinois, les déconvenues y sont plus fréquentes (et c’est souvent illégal aux yeux de la TVA), même si de bonnes affaires sont possibles, mais passez plutôt par des importateurs européens qui ont vérifié la conformité du matériel et proposent la garantie que nous avons droit. Des marques comme Topping, S.M.L, Cayin, Yaqin, … sont sérieuses et même Auna (marque bas de gamme très gadget) propose un ampli hifi tout à fait correcte pour 90 €. Attention, pour les platines vinyles, là il vaut mieux faire confiance aux producteurs légendaires, même si des exceptions existent. Bref, un ampli Chinois, correcte en Classe D, coûte ± 100 € là où les marques japonaises historiques débutent à 300 €. Un ampli à tubes correcte, ± 700 € et un bon classe AB à transistors MOS ± 200 €

Certaines marques Chinoises font de bons hautparleurs et de bonnes platines, mais là c’est plus délicat et le matériel de chez nous a déjà un bon rapport qualité prix. Ne prenez donc pas de risques inutiles si vous n’avez pas les moyens ou renseignez-vous bien avant.

Reste le côté étique et écologique : là c’est à vous de voir, mais comme pratiquement tout vient déjà de Chine….