Orco, la pop chiptune avant la mode.

Edith disait « Chais pas son nom, je n’ sais rien d’ lui… » c’est un peu ce que l’on pourrait dire de Orco, groupe qui était hélas passé inaperçu lors des débuts de Jamendo et pourtant…

C’était une époque où naissaient les licences libres prometteuses d’un avenir radieux où certains ont pu acquérir une petite notoriété, à travers la planète, par des millions de téléchargements via les plateformes contestées. La guerre est finie et ce coup dans l’eau ne laissera finalement que peu de traces. La ferveur passée et déjà sont oubliés ces pionniers qui ont ouvert la voie de la musique libre et fait l’éloge des licences libres.

Orco faisaient partie de ceux-là dont ne semble subsister que les archives internet : https://archive.org/details/jamendo-000114/ et https://com.wstub.archive.org/details/jamendo-000130 et ceci http://www.tomtipunkrecords.net/?p=151

J’avais été très touché par « Sunny star » album pop aux couleurs chiptunes qui à l’époque ne passaient pas très bien auprès d’un plus large public. Pourtant cet album recèle des mélodies plus qu’agréables et une certaine originalité pour l’époque. Aujourd’hui la chiptune est plus en vogue.

Ce sont deux albums que je vous invite à découvrir, car ils dégagent une très agréable saveur de nostalgie. Un petit avant goût arbitrairement sélectionné

Orco – Snow on my TV

Ce titre faisait également partie d’une compilation K-Dopyleft où se trouvaient d’autres artistes tout aussi talentueux, mais on en reparlera une autre fois.

Section 25, une histoire de famille…

C’était au milieu des années 80, époque où j’écoutais la radio en noir et blanc émise depuis Mont Ste Aldegonde : la fameuse Radio TLM. En fait, j’écoutais surtout une émission qui passait le soir, nommée si mes souvenirs sont bons Standing Stone. Deux demoiselles passaient, parfois en boucle, quelques titres plus « underground » que je n’avais alors entendu que là.

Parmi ces titres, il y avait un tube anglais qui m’avait hypnotisé. Une voix très douce, basse à l’arpégiateur et des nappes en mode mineur accompagnés d’effets synthétiques.

Le voici :

Looking from a hilltop

Je n’étais jamais parvenu à trouver le LP, jusqu’à la popularisation de l’Internet.

De ce que j’ai appris, Section 25 est né dans la Factory de Manchester, là où Joy Division se produisait. C’est d’ailleurs Ian Curtis, les a produits pour leur premier « 45 ».

Au départ, en 1977, juste les frères Cassidy, puis est venu Paul Wiggin jusqu’en 1982 et d’autres. Mais leur « tube » viendra en 1984 avec la venue d’Angela Flowers et Jenny Ross, future épouse de Larry Cassidy et auteure de ce fameux « Looking from a hilltop ».

Le couple fera bande à part avec Love and Hate et ce sera la mise de côté de Section 25 jusqu’au début 2000. Malheureusement ce retour sera perturbé par le décès prématuré de Jenny Ross.

Les choses ne se sont pas arrêtées là, la jeune Bethany avec une voix très proche de sa mère prendra la relève. Même le décès du père en 2010 ne mettra même pas fin au groupe, lequel continuera avec Joanna, la sœur de Bethany et bien entendu le tonton présent depuis 1977.

Une véritable histoire de famille. Il est rare que la continuité d’un tel groupe soit transmise en « héritage ».

Section 25 est devenu plus électro que jamais depuis l’album « Retro fit ».

Vous pouvez aussi les retrouver sur Bandcamp où deux albums sont disponible à l’écoute.

https://klanggalerie.bandcamp.com/album/elektra

https://klanggalerie.bandcamp.com/album/eigengrau

Mais aussi sur leur canal Youtube

Wardance it’s a new dance…

1978, Plastic Bertand avait emboîte un premier pas dans la pop synthétique belge avec son « Tout petit la planète », dont le son du Moog résonnera encore quelques années plus tard.

4 années passent et sort de la scène underground un album très particulier « The right to die ». Si Renaud disait à l’époque « Je suis une bande de jeune à moi tout seul », Marcel Thiel aurait pu ajouter « Je suis un groupe à moi tout seul ».

Venu de la scène punk en tant que bassiste dans le groupe Chainsaw, Marcel Tiel aka Micky Mike forme à lui seul le groupe Snowy Red qui restera plutôt confidentiel au début des années 80, mais qui sera une référence à la fin de cette décennie avec son fameux tube « Euroshima » acclamé par la scène New Beat.

Euroshima version 1982

Décédé en mai 2009, Micky Mike aura laissé une petite discographie fort sympathique et si « Euroshima » a un petit air de famille avec le tube électro de Plastic Bertrand, le reste est relativement différent et vaut le coup d’être écouté. Surtout si vous êtes fan des débuts de la « synth pop » du début des années 80.  Tout aussi minimaliste qu’efficace, Snowy Red c’est le charme d’une époque hélas masquée par les vedettes du moment, que je vous invite à redécouvrir.

La chaine de Snowy Red

Analog 80, entre Astrophysique et vieilles machines

Je viens de le découvrir à l’instant et je dois dire être assez surpris par la qualité de son travail, inégale, certes, mais certaines pistes valent vraiment le détour, vraiment !

Paul, c’est tout ce que l’on sait de lui, dit aimer les vieux synthés et on le devine fan d’astrophysique, tant par les incrustation d’Hubert Reeve que par les noms de nombreux titres et description des ses album.

Peu de machines, mais que du bon. Il utilise une quinzaine de synthétiseurs dont des grands noms qui me font rêver, mais dont je n’ai surtout pas les moyens. Déjà, un Solaris et de nombreuses autres machines plus modestes, mais tout aussi efficaces. Peu importe le matériel et l’homme, voyons plutôt l’œuvre.

On peut globalement dire que ça oscille entre « Tangerine Dream » et « Kraftwerk » avec certains côtés « Jean-Michel Jarre », allant jusqu’à des schéma très synthpop, voire techno. Oui, ça sonne les grandes références et plusieurs de ses titres en ont l’étoffe, si si. Ben tiens, rien que celui-là (passez outre la « string machine » un peu trop présente au début, après ça devient géant):

On peut noter, malgré le fait que des titres font références aux années 80, il n’en est presque rien ? Oui, il y a un peu d’inspiration « heighties », mais ça sonne plutôt moderne « refit » certains diront. Heureusement, il est difficile de sonner parfaitement années 80, la musique respire mieux avec les techniques d’enregistrement modernes. C’est ce que je reproche aux instruments d’époque, c’est ce côté très en boîte, trop confiné.

La page Bandcamp de Analog 80

Bon, j’ai surtout écouté Gymnophoria, même si j’ai acquis l’entièreté des titres présents sur Bandcamp, et je dois dire que cet album m’a transporté, il y a vraiment du très bon, un chouette mariage des styles de l’époque avec une touche très personnel, bref un beau travail. Malheureusement, tous les morceaux n’ont pas la même qualité, il y a aussi du nettement moins bon, comme une volonté de trop vouloir coller aux années 80. Mais comme dans le le lot il y a tellement de bonnes choses qu’il serait dommage de passer à côté.

Si cet artiste vous a plu, je profite pour vous mentionner 2 références assez proches : Rune Foshaug et Wojciech Golczewski :

Petit mot sur Bandcamp.

Bancamp est un site de vente de musique en ligne (même si pas mal de choses sont gratuites), concentrant de petits labels et des artistes indépendants. C’est un peu le son du Off, mais c’est là que j’ai fait les plus belles découvertes dans de nombreux styles. L’écoute est toujours complète et gratuite ?

Vitor Hublot, le sculpteur de sons

Le PAW (paysage audiovisuel wallon) était bien calme, voir ennuyeux, avant que ne débarque sur les plages de nos 33 et 45 tours la reprise très singulière d’un air folklorique, que dis-je, de l’hymne national des Wallons, la très célèbre « P’tite gayole ».

Jusque-là, elle n’avait été portée en « gloire » que par le poète d’Ecaussinnes, Julos Baucarne. Mais quelques années plus tard, un certains Guy Clerbois, natif de la ville voisine, et ses amis sortiront leur propre adaptation, mais pas que…

Une erreur typographique transformera le Victor Hublot en Vitor Hublot et c’est sous ce nom que dans la première moitié des années 80 sortiront quelques titres électro 100% cultes !  

Déjà le duo Guy Clerbois et Guy Delhalle, accompagnés de Chantal Talbot, sortiront, en 1983 le maxi « Aller simple » qui est pour moi un des chefs d’œuvre de la synthpop minimaliste (évoqué précédemment l’article sur Sandrine Collard), que l’on retrouve sur de nombreuses compilations de référence.

Mais ce ne sera que deux an plus tard que la bombe explosera, incrustant des fragments dans la tête de la jeunesse wallonne du milieu des années 80. D’ailleurs, ce nouvel an 2020, nous étions de nombreux cinquantenaires à faire les cons sur « Piron n’veut nin dinser » et évidemment « la p’tite gayole » sortis en 1985.

Les plus jeunes et les non wallons furent intrigués par cette pop très déjantée. Nous leur avons expliqué et surtout montré le clip, lequel fit consensus sur le fait que c’était avant-gardiste !

Mais je vous laisse juge

Tout ça c’était 185 millions de francophones, et moi, et moi… Superbe album, qui m’a été offert par Guy Clerbois lui-même, car je n’avais pas su me le procurer à l’époque.

Puis sorti en 1993« La dernière tentation du disque »,  les reprises de Brassens « Brasens selon Vitor hublot », toujours dans la même optique avec son complice Jacques Duvall.

2012 vint un nouveau projet avec Jacques Duvall et Isabelle Wery :« Contes de la libido ordinaire ». Un album qui fait du bien avec de magnifiques reprises dans le ton électronique et déjanté, tout comme l’est l’intégralité de sa discographie à l’exception de « Aller Simple ». Loin de la mode des covers, ici chaque titre est réinterprété et il n’est parfois possible de découvrir l’original que par le texte.

Vitor Hublot c’est ce genre d’artiste-artisan qui aime les choses bien faites et le fait pour la beauté du geste. Mais c’est aussi un artiste indépendant issu de la naissance du home studio.

Pour en savoir plus et découvrir ce personnage de musique électronique hors du commun sur sa chaîne Youtube et son site Web

De la calculette aux concerts holographiques.

1982 où au sommet des « hit-parades » trônait un groupe exhibant un instrument pour le moins intrigant dont les personnes ayant vécu cette période se souviennent encore du son étrange de cette calculette, clavier et boîte à rythme servant d’intro à ce fameux « dadada » de Trio.

Stephan Remmler et le célèbre Casio VL Tone dans le clip Dadada

Surtout connue pour ses montres et ses calculettes, Casio entrait en pleine postérité avec ce petit VL-Tone et ses célèbre Casiotone MT, pour devenir une sorte d’incubateur d’artistes de plus en plus créatifs et surtout ouvrir la porte à un univers de musiciens autoproduits dont certains sont parfois devenus de vraies icônes.

Cette scène, souvent appelée post-punk ou encore « new wave », est née à la fin des années 70, avec la démocratisation du synthétiseur et de l’enregistreur 4 pistes simultanées. Bref de l’arrivée des premiers home-studios. Tascam A3440, Korg Polysix sont certainement des noms qui parlent à ces pionniers.

La suite sera encore plus prometteuse avec l’arrivée du Yamaha DX7 et de l’ordinateur Atari 1040 ST.

Dans les cours de récréation, les ados s’échangeaient des cassettes enregistrées à la radio et parmi celle-ci, certaines autoproductions qui marqueront leur temps : Snowy Red, Vitor Hublot, à;GRUMH,…

Pour en revenir à Casio, c’était la marque par excellence qui a permis aux moins fortunés d’entre eux de mettre un pied à l’étrier. « Fuite au prochain lavabo » de Sttellla, « La fossette » de Dominique A sont des « premiers » albums qui ont été leurs premiers pas vers la notoriété.

Va t’en extrait de l’album La fossette

La série Casio n’a pas fait des émules qu’au début des années 80, début 90 Les Brochettes, célèbre groupe des soirées estudiantines belges, réalisent deux albums dont le clavier « cheap » fait partie de l’accompagnement principal.

Cette vague ne s’est pas arrêtée là et la suite est encore plus fabuleuse !

Lorsque j’évoque des artistes moins fortunés, il faut relativiser. Au début des années 80 de tels claviers coûtaient quand-même un mois de salaire d’enseignant, sans parler du multi-piste et de la table de mixage. Pour comparaison, un ami avait investi, fin 80, une année de salaire d’enseignant dans un home studio comportant un 8 pistes magnétiques, une table de mixage 16 voies, quelques effets, un magnifique expandeur FM/AWM , une boîte à rythme (pour la synchro smtp) et un sampler « worksation ». Tout ça pour produire un album de RAP.

A partir du milieu des années 90, l’ordinateur personnel se propage ouvrant la porte à des artistes encore moins fortunés, parfois même isolés et sans emploi. Un grand pas est franchis avec les sociétés Pinnacle et Creativelab, cette dernière sort en 1996 sa célèbre Soundblaster AWE 32 comportant un sampler 32 voies de polyphonie et un synthétiseur FM de 20 voies. A cette carte, pouvait être ajoutée une carte fille, souvent une Yamaha DB 50 XG.
Le totalement méconnu album « Summer hits » des Bernardo a été enregistré en 1998 avec ce genre de matériel.

Mais toujours plus loin, le studio virtuel accessible à tous.

Quand je dis peu fortunés, je parle même de personnes en situation de pauvreté qui, le marché de l’occasion informatique faisant, ont accès à des  synthétiseurs virtuels de bonne facture gratuits et des stations audionumériques offertes, ouvrant une porte à des enregistrements de qualité rivalisant parfois avec les grosses productions.

Et ce n’est pas tout, après le studio virtuel, la chanteuse virtuelle.

Jusqu’il y a peu, de bonnes connaissances musicales étaient souhaitées, mais aujourd’hui la plupart des stations audionumériques proposent des outils d’assistance à la composition.

Encore plus fort, l’arrivée en 2004 du logiciel Vocaloide de Yamaha permettant l’accès à une chanteuse virtuelle, toujours disponible, a donné naissance à un mouvement d’une ampleur telle qu’en Asie des milliers d’artistes, isolés et indépendants, créent de toutes pièces des enregistrements complets, chant et musique, allant même jusqu’à organiser des concerts virtuels où la chanteuse virtuelle, généralement Hatsune Miku, est acclamée par la foule en délire. Voir le phénomène « Utaite (plus complet en anglais)» et cette muse, ode aux synthétiseurs DX de Yamaha, qui déchaine les foules et cela dans la vie réelle.


Mais j’en parlerai plus en détail dans un prochain article.

Ura Omote Lovers du et avec, le talentueux et défunt, Wowaka (le monsieur à la guitare)

Alors, lorsque j’entends que l’on dit que les jeunes n’ont plus de créativité, je souris car la marche entamée en 1979 ne semble être qu’à ses débuts.

A suivre donc …

Bippp, le passé d’une génération post “no futur”

En cherchant Vitor Hublot, je suis tombé sur une page Bandcamp, d’une maison de disque éditant une compilation qui m’a particulièrement touché. Voici comment elle la présente :

Nous sommes aux débuts des années 80, et les No Future peinent désormais à mobiliser ces jeunes gens désabusés, avides d’expérimentation, et de modernité. Bref, le punk s’enlise et lasse…
En 79, la sortie du tube « Rectangle » de JACNO , transfuge Punk, ouvre la voie et achève de convaincre les plus indécis…Les riffs enragés des Rickenbacker et Fender laissent ainsi peu à peu la place aux Bip-Bip froids et robotiques des claviers analogiques Casio, Korg MS 10 et autres ARP Omni. Poses növö, retro futurisme, élégance et arrogance d ‘une jeunesse ayant trouvé dans le synthé, une froideur assumée, et la guitare électrique, le Cubass de leur génération…
Parfois maladroits, mais toujours sincères, les bidouillages, et déambulations sonores de ces groupes sont autant de propositions, et tentatives de réponses au marasme musical du début des années 80.
BIPPP offre ainsi une immersion et un témoignage didactique sur cette période qui préfigure l’apparition des home-studios et l’explosion de la musique électronique à venir….
Bon voyage au pays du TGV, de la BX, du Minitel…. et des synthés cheaps !
Revenu d’un Punk primitif dont l’énergie nihiliste et jubilatoire s’est essoufflée , une certaine jeunesse en quête d’esthétisme et de modernisme ne se retrouve plus dans les manifestations bruyantes et brouillonnes de ce mouvement régressif.

https://shop.bornbadrecords.net/album/bippp-french-synth-wave-1979-85

Vous y trouverez des titres peu connus mais presque tous dans une sympathique synthpop, c’est selon. Le titre de Marie Möör vous rappellera, sans doute, un certain Manu Chao :

Un voyage que je vous invite à découvrir sur les pas de ces petites productions qui ont parfois produit de petites merveilles.

C’est ici sur Bandcamp

Sandrine Collard, perle de la synthpop

Eté 1986, Vitor Hublot et leur petite gayole font un tabac parmi la jeunesse wallonne. C’est à ce moment que je découvre une perle de la musique électronique minimaliste « Aller simple » du même collectif sorti 3 ans plus tôt. J’ai adoré ce morceau et je trouvais que, malheureusement, il y avait peu de titres dans le même style ma plaisant autant. Comme ce titre s’y trouvait, je me suis tapé des compilations « Flexipop » entières, mais rien !

Sandrine Collard – Je communique

Vers 2002, un ovni débarque sur les ondes de notre radio nationale, une certaine Sandrine Collard nous sort un coup sensass ! Une version des marionnettes de Christophe que je trouve séduisante. S’en suit une émission sur La Première qui lui est consacrée et qu’enfin je découvre son album.

Il m’a fallu du temps pour le trouver, mais l’attente fut récompensée. Tout comme « Aller simple » de Vitor Hublot, il devient, à mes yeux, une référence de la chanson « synthpop » voire « électro-minimaliste ». Une façon de chanter, un peu saccadée par moment, qui transmet de larges émotions et musicalement, c’est une réussite qui n’eut hélas pas le succès mérité.

Les sons électroniques sont magiques et orchestrés par le grand Dan Lacksman (qui en est le producteur).

Ce que j’admire dans cet album, c’est une certaine légèreté, intimiste et délicat, collant bien au côté « minimaliste ». Un album qui sent la modestie et qui pourrait rappeler un certain Dominique A à l’époque de « La Fossette », il y a un petit air de « Va t’en ». Coïncidence, Françoise Breut s’y trouve dans « Le trio des petits mots ».

« le miroir », « les femmes » et « le GSM » sont vraiment de petits bijoux, même si l’ensemble des 14 titres est très réussi. Je vous laisse la découvrir avec quelques unes de ses piste sur sa page « Soundcloud ».

Hélas, peu de nouvelles de Sandrine, j’ai appris, par hasard, qu’elle était derrière  The ideal husband « no bye no aloha » et c’est probablement sa voix, en français, sur « The ritornello ». Une autre petite perle…

Ce qui est sûr, c’est qu’elle a énormément de talent, mais est, hélas, beaucoup trop discrète.

N’hésitez-pas à découvrir son album « Je communique » et, au passage, jeter une oreille à Vitor Hublot « Aller simple » dont j’en parlerai prochainement.

Dan Lacksman, le monsieur synthétiseur Belge.

Je me souviens de ce « Belgium one point… Belgique un point… » qui retentissait alors sur le poste de télévision en cette soirée du 19 avril 1980.

Ce soir là, l’Europe avait découvert, stupéfaite, une de nos fiertés nationale, le groupe Telex. Si en Belgique, peu se souviennent de « What’s another year » interprété par Johnny Logan, peu ont également oublié « Euro-Vision ». Derrière cette bande d’hurluberlus, comme les qualifiaient, à l’époque, nos parent, se cachaient Michel Moers, le grandiose Marc Moulin et le génial Dan Lanksman.

Bien-sûr, leur intervention était tout autant ironique que surréaliste, ce qui fit dire que la Belgique cherchait à tout prix à ne jamais remporter ce concours de la chanson. Ce qui sera fait en 1986 avec Sandra Kim et son rébarbatif tube « J’aime la vie ».

Dan Laksman lors du concours Eurovision de la Chanson (source : Wikipédia)

Je ne pouvais pas parler de Dan Lacksman sans parler de Telex, notre humoristique « Kraftwerk » à nous. Un petit tour sur le « making off » de « Moskow Diskow » (Qui a comme un petit goût de Radio Cité) pour se rendre compte que notre Dan n’avait rien à envier au célèbre Giorgio Moroder

C’est surtout un des premiers Belges à posséder un synthétiseur, c’est en tout cas le premier connu. Ce sera le super programmeur de synthétiseur Belge de la seconde moitié des années 70 aux années 80. Il collaborera à des gros tubes de l’époque interprété par Lio, Plastic Bertrand, Patric Hernandez (oui, le son electro de « Born to be alive » c’est lui) et d’autres

Ce n’est pas tout, les Sparks, Alain Chamfort, Etienne Daho, Deep Forest, Hooverphonic, Sttella, et bien d’autres, auront également à faire à ses services et voici quelques morceaux qui sont, à mes oreilles, les plus représentatifs du talent de Dan Lacksman :

Moskow Diskow
Tout petit la planète
Electric dreams

Un petit reportage lui est consacré ici où il explique son intervention sur le fameux « Born to be alive » de Patrick Hernandez.

Un géant de la musique électronique trop souvent masqué par les arbres de la forêt radiophonique que je vous invite à découvrir. Peut-être aurez-vous la chance de le croiser lors d’une de ses interventions où il raconte l’histoire de la musique électronique.