Allez, cette fois JV


On finit souvent par se lasser du rendu sonore de nos instruments, mais avec du recul…

Comme je le répète souvent, j’ai abandonné les instruments virtuels pour de très nombreuses raisons, dont la pérennité des travaux, parfois impossibles à reprendre quand un produit n’est plus développé. Cas que j’ai encore rencontré cette nuit avec un fichier datant de 2015.

De ce fait j’ai renoué avec « le hardware » et parfois du bon vieux clavier ou module du début des années, 90 ça peut faire plaisir. Mais une chose a changé depuis.

Jusque-là, j’avais presque toujours utilisé les « presets » du fabricant, mais avec ce retour en force sur le matériel, je suis de plus en plus dans l’édition de mes propres « patches » et je découvre des pépites que j’avais jusqu’à là ignorée.

Il y a encore 10 ans, je trouvais mon Roland JV-1010 totalement dépassé face à l’offre des « plugins » même gratuits, le redécouvrant aujourd’hui, je me rends-compte à quel point je m’étais leurré. De même que le Korg X3 que j’ai baptisé boomerang, parce qu’à chaque fois que je le donnais, il me revenait. Oui, les sons d’usines sont totalement dépassés, mais dépassés pourquoi ? Parce que ça sonne comme toute une époque où presque tout le monde se contentait, comme moi, des présélections d’usine.
Nous avons donc été bassiné avec ces « patches » faits par la firme.

Pourtant, Roland nous l’avait bien expliqué et nous avait même offert le fameux « Sound Diver d’Emagic » pour que nous éditions nous-même cette petite boîte.

Qu’a-t-elle donc sous le capot ?

Eh bien, comme toute machine JV ou XP (y compris les séries XV, Fantom, …) 4 oscillateurs à base d’une tonne de formes d’ondes, 2 LFO, une section filtres, des enveloppes ADSR, TVA et TVF (Time Voltage-controled Amplitude/Filter), un simulateur analogique (un trémolo quoi), un super multi effet (en plus de la reverbe et du chorus), … Bref, il ne s’agissait pas d’un « rompler » mais bien d’un synthétiseur à synthèse soustractive très puissant.

C’est quoi un « rompler »

Ah oui, un « rompler », c’est comme un échantillonneur « sampler », mais au lieu de lire des échantillons que l’on enregistre soi-même, il va les chercher dans une mémoire morte, appelée ROM. On remplace donc le « sample » (échantillon) par « romple » (mémoirillon ?).

J’ai eu des « rompler » et à l’époque, ils me convenaient très bien : Yamaha DB50XG, MU90R et Roland SC88, U220. Mais pour ceux-là, les sons sont figés et on peut à peine les modifier.

Si c’est le son qui marque l’époque, alors faisons en sorte qu’il y en ait le plus possible, comme ça, il sera difficile de repérer l’époque et plus rien ne sonnera périmé.

Malheureusement, connaissant moins bien Yamaha, excepté pour la série DX et TX, je n’ai pas de modèle à vous conseiller, mais pour ce qui est de Korg et Roland, tous les Korg dont on dit que la synthèse est AI2 et Roland JV, XV, XP, Fantom, D sont incroyablement éditables. De nombreux artistes les utilisent à nouveau et pour de nombreux modèles, la cote grimpe.

Il y a eu une forte vague de retour de l’analogique et je ne serai pas surpris que ces machines numériques des années 90 fassent, elles aussi, leur retour en force. D’ailleurs, je lis souvent que ceux qui avaient mis ce matériel au grenier, sont toujours surpris par le punch lorsqu’ils le ressortent.

Ah oui, j’oubliais l’essentiel : les éditeurs.

CTRLR JV Editor

La preuve du regain d’intérêt pour ces ancêtres, de plus en plus d’éditeurs voient le jour sur les principales plateformes. Il y a le coûteux et relativement exhaustif Sound Quest, mais surtout la série CRTLR et le petit dernier Edisyn en Java et en open source s’il vous plait.

Peut-être est-ce une bonne occasions de retrouver ce matériel avant que la cote et la spéculation ne les rendent impayables, comme le Roland JV1080, D(5)50 et le Korg M1.

Moi dès que je me serai refait, ce sera un EMU ESI 32, j’en entends que des éloges de ceux qui le ressortent.

Preenfm 2, la FM pour le bidouilleur de son !

Le début des années 80 a vu naître publiquement un nouveau type de synthèse, laquelle n’avait quitté les laboratoires d’université depuis son invention en 1973 par John Chowning. C’est 10 ans plus tard qu’elle apparaît sur la scène electropop de l’époque, propulsée par Yamaha et son fameux DX7.

Une synthèse qui, si elle est facilement assimilable mathématiquement par une combinaison de sommes et de produits de A sin(wt), a, en revanche, la mauvaise réputation d’être froide et difficile à programmer.

Certes, il est vrai que l’on peut obtenir des sonorités qui arrachent les tympans, mais pas que, on peut aussi avoir du chaud et du gras. Par contre, à l’époque, sa programmation est un véritable casse-tête. Heureusement que les éditeurs sur ordinateur nous sont venus à la rescousse vers la fin 80 début 90.

Depuis quelques années, un certain Xavier Hosxe avec quelques collaborateurs, travaillent sur un projet open source nommé « Preenfm », qui n’est rien d’autre qu’un synthétiseur FM tout à fait unique en son genre.

Pour ma part, comparé à mes nombreux Yamaha d’époque, c’est le meilleur que je possède ! Car si le constructeur Japonais a su décliner son offre de plusieurs variantes, ça n’a jamais vraiment rendu la synthèse FM accessible. C’est justement ce qu’un groupe de Français ont réussi, d’une part avec son éditeur PC/ Mac et même à partir du module lui-même.

Oui, parce que le Preenfm 2 est un « expandeur » FM matériel à monter soi-même (on peut le trouver assemblé) allant jusqu’à 15 voies de polyphonie et multi-timbre sur 4 canaux, reprenant l’essentiel de la synthèse du DX7, mais en plus, avec la possibilité de faire de la synthèse additive et soustractive.

Donc, 27 algorithmes de 6 opérateurs de multiples formes d’onde « sinusoïdales, carrées, triangulaires, bruit, …. et même personnelles » que l’on peut filtrer comme pour la synthèse soustractive le tout avec le contrôle, par patch, de 3 LFO, 2 générateurs d’enveloppe (en plus d’un générateur d’enveloppe par opérateur), 2 séquenceurs et tout ça assignable par une matrice de 12 entrées. Elle est pas belle la vie ?

Ce n’est pas tout, il y a aussi un arpégiateur. si si !

En résumé, il ne lui manquerait qu’un multi-effet, mais ça se trouve si facilement que c’est un détail.

Alors, le Preenfm pour qui ?

Bien, pour tout le monde. Idéal pour débuter en synthèse FM, pour le « sound design », combinant les 3 type de synthèse (additive, soustractive et FM) c’est un produit aux dimensions uniques. On le trouve neuf pour ± 200€ à monter soi-même ou 285€ assemblé (on peut aussi le retrouver à 200€ assemblé). C’est vraiment un instrument unique, le compagnon idéal du « bidouilleur » de son.

Par contre, si vous êtes plutôt un utilisateur de « preset », vous risquez d’être un peu frustré. Ceux fournis ne sont pas tous géniaux et même si on peut importer les « sysex » du DX7, ça ne sonne pas aussi bien que sur l’original d’autant que ça ne vous restituera pas tout le potentiel de la machine.

Le boîtier en métal est préférable plastique, car j’ai rencontré quelques difficultés avec ce dernier.

Il semblerait que Van Daal Electronics soit le distributeur privilégié, en tout cas, il est le plus souvent référencé ou si vous être un bon électronicien, le site officiel vous fournit toute la documentation pour le faire vous-même.

Voici deux exemples de son pour vous donner une idée de la bête, car elle sait être riche et chaleureuse. Ce sont des exemples de sonorités vite faites.

Arturia V Collection 7, des légendes pour pas cher ?


Arturia sorti son nouveau lot de synthétiseurs analogiques et autres; la V Collection 7
Alors, puis-je avoir le son du fameux Yamaha CS-80 et du CMI Fairlight pour moins de 500 € ?


Arturia est, sans conteste, la référence française de la virtualisation de synthétiseurs analogiques et, depuis quelque temps, numériques. J’avais acquis l’ensemble, il y a quelques années, parce que des musiciens, comme Jean-Michel Jarre, en vantait la qualité et le réalisme époustouflant de ces copies numériques.

J’avoue avoir été très déçu, si ces répliques permettaient d’obtenir le son et le caractère de leur modèle, je crois que le sujet serait clos depuis longtemps. Le hardware ne serait plus que l’affaire de collectionneurs.


Malheureusement, il n’en est pas ainsi. Il est vrai que l’on retrouve un peu les sonorités d’époque, il y a un petit goût, mais…



Il faut cependant avouer que certains sont de vraies réussites et paradoxalement, ils n’ont pas le même son que leur étalon. Par contre, ils en ont le caractère et c’est là le plus important.

Par exemple, le DX7 V, réplique du DX 7. Si on reprend les « sysex » de l’original et qu’on les compare (donc exactement les mêmes paramètres de son) on a souvent des différences notoires. A ce titre, Dexed de Digital SubUrban (célèbre plugin opensource que je vous recommande), sonnera de manière plus fidèle.

Mais, le DX7 V de Arturia n’en est pas moins bluffant, si on oublie la parfaite similitude du son, on a vraiment l’impression d’avoir à fair à un DX, ça réagit comme tel ! C’est vivant, ça a du punch, l’impression est excellente. On croirait le vrai.

Le CZ est également une très belle réussite, tout comme le piano Rhode. C’est le cas de la plupart des modélisations de synthétiseurs numériques de cette collection et de certains instruments électroacoustiques ou plus simplement du piano acoustique, lequel est un vrai rival pour Modartt et son fameux Pianoteq.

Par contre, je suis moins convaincu par les modélisations des synthétiseurs analogiques, ça a le son, oui…. Mais c’est tout. C’est aussi proche de l’original que les pianos numériques du milieu des années 90 l’étaient de l’acoustique.

Ce que j’avais rédigé à propos de la virtualisation du Juno, pour ma part, reste d’application.

Globalement, l’ensemble est excellent, même si certaines machines de légende ne sonnent pas aussi bien. C’est aussi un bon moyen d’avoir du matos nomade et avoir une idée de ce que ça pourrait donner sur les originaux. Surtout que le prix est dérisoire comparé aux vrais.

Même si Arturia optimise très bien les ressources CPU, un i7 de génération récente est préférable !

Avertissement

L’abus de matériel (ou de logiciel) est souvent préjudiciable à la créativité 😉

Analog 80, entre Astrophysique et vieilles machines

Je viens de le découvrir à l’instant et je dois dire être assez surpris par la qualité de son travail, inégale, certes, mais certaines pistes valent vraiment le détour, vraiment !

Paul, c’est tout ce que l’on sait de lui, dit aimer les vieux synthés et on le devine fan d’astrophysique, tant par les incrustation d’Hubert Reeve que par les noms de nombreux titres et description des ses album.

Peu de machines, mais que du bon. Il utilise une quinzaine de synthétiseurs dont des grands noms qui me font rêver, mais dont je n’ai surtout pas les moyens. Déjà, un Solaris et de nombreuses autres machines plus modestes, mais tout aussi efficaces. Peu importe le matériel et l’homme, voyons plutôt l’œuvre.

On peut globalement dire que ça oscille entre « Tangerine Dream » et « Kraftwerk » avec certains côtés « Jean-Michel Jarre », allant jusqu’à des schéma très synthpop, voire techno. Oui, ça sonne les grandes références et plusieurs de ses titres en ont l’étoffe, si si. Ben tiens, rien que celui-là (passez outre la « string machine » un peu trop présente au début, après ça devient géant):

On peut noter, malgré le fait que des titres font références aux années 80, il n’en est presque rien ? Oui, il y a un peu d’inspiration « heighties », mais ça sonne plutôt moderne « refit » certains diront. Heureusement, il est difficile de sonner parfaitement années 80, la musique respire mieux avec les techniques d’enregistrement modernes. C’est ce que je reproche aux instruments d’époque, c’est ce côté très en boîte, trop confiné.

La page Bandcamp de Analog 80

Bon, j’ai surtout écouté Gymnophoria, même si j’ai acquis l’entièreté des titres présents sur Bandcamp, et je dois dire que cet album m’a transporté, il y a vraiment du très bon, un chouette mariage des styles de l’époque avec une touche très personnel, bref un beau travail. Malheureusement, tous les morceaux n’ont pas la même qualité, il y a aussi du nettement moins bon, comme une volonté de trop vouloir coller aux années 80. Mais comme dans le le lot il y a tellement de bonnes choses qu’il serait dommage de passer à côté.

Si cet artiste vous a plu, je profite pour vous mentionner 2 références assez proches : Rune Foshaug et Wojciech Golczewski :

Petit mot sur Bandcamp.

Bancamp est un site de vente de musique en ligne (même si pas mal de choses sont gratuites), concentrant de petits labels et des artistes indépendants. C’est un peu le son du Off, mais c’est là que j’ai fait les plus belles découvertes dans de nombreux styles. L’écoute est toujours complète et gratuite ?

Alexander Robotnick, un nom qui sonne très Kraftwerk

Relativement méconnue, excepté pour Giorgio Moroder et « La Bionda », la scène électronique italienne a aussi ses artisans aux dimensions internationales. Il en est l’un d’entre eux, qui est toujours actif le nommé Morizio Dami, plus connu sur le pseudonyme d’Alexander Robotnick. Ca sonne déjà très Kraftwerk, n’est-ce pas ?

Né dans les années 50 en Italie, il est surtout connu pour être disque jockey et producteur, notamment de « Problèmes d’amour » qui eut son petit succès en 1983, en pleine période de l’Italo disco. Il n’en demeure pas moins un de ces fous du labo, passionnés des gros modulaires et autres synthétiseurs analogiques.

Actif depuis le début des années 80, donc. Après une belle carrière bien assumée, il produira quelques titres très électro sur modulaire aux sonorités très 70-80’s vers 2009 – 2019 avec un certain Ludus Pinsky; « The Analog Session ».
C’est cette partie que je trouve la plus intéressante et que je vous invite à découvrir.

Comment ?

Grace à sa chaîne Youtube évidemment.

Voici déjà deux extraits pour vous en donner un avant goût.

Evidemment, ça sonne vintage ! Mais il semble avoir gardé sa flamme pour le rythme et les ambiances dance-floor du milieu des années 90.

Si vous voulez en découvrir plus, visitez sa chaîne, il y a encore d’autres trucs tout aussi savoureux.

My first synth

Le but de ce blog étant d’échanger sur le monde de la musique électronique, il me parut normal de traiter des premiers pas en tant qu’acteur dans ce domaine. Et puis, nul n’est besoin d’être musicalement doué pour pratiquer un instrument, moi-même je ne le suis pas.

Même si je crois que l’on apprécie mieux une œuvre lorsque l’on connaît les éléments qui entrent en jeu. tout comme j’apprécie mieux le génie de Jean-Michel Jarre dans Oxygène et Equinoxe, depuis que je me suis mis aux synthétiseurs, il y a surtout le plaisir de jouer de l’instrument, de créer de nouvelles sonorités ou atmosphères.

Et si ce blog pouvais susciter des vocations, j’en serai ravis !

Lorsque l’on parle de synthétiseurs, on parle d’instrument produisant des sons par synthèse et non simplement par lecture d’échantillons dans une banque en mémoire ou sur bande. Sachant qu’il y a 3 grandes familles de synthèse (Il y en a bien d’autres, mais là n’est pas le sujet) : additive, soustractive et à modulation de fréquence. L’additive étant le domaine des orgues électriques et la synthèse à modulation de fréquence un peu trop compliquée pour débuter, nous allons nous concentrer exclusivement sur la synthèse soustractive. Laquelle a constitué la majorité des synthétiseurs des années 60-70.

Pour info : On peut faire de la synthèse soustractive avec des technologies différentes : analogique, numérique et à modélisation mathématique. Cette dernière, relativement récente, consiste à utiliser des algorithmes mathématiques pour simuler le comportement des différents éléments. Par exemple, un oscillateur sinusoïdale parfait serait l’expression de l’équation A sin(ω t).
Le synthétiseur numérique utilise des oscillateurs faisant référence à des banques de sons numérisées et tous les traitements confiés à des composants appelées DSP (Digital Signal Processing) sorte de puissante unité de calcul dédiée aux traitement des signaux.
Pour le synthétiseur analogique, ce sont des composants électroniques qui génèrent et traitent les signaux en fonction de leur ordre de grandeur, sans qu’il y ait la moindre unité de calcul.

Les principaux critères pour notre choix

Le but est de trouver de petits instrument sabordables, à moins de 350€ anfin de découvrir les différents étape de la synthèse soustractive que sont les LFO, VCO, VCF, VCA (voire EG) communs à tout bon Synthé !

Quezako ?
  • LFO (Low Frequency Ocillator) : 0scillateur à basse fréquence, servant généralement à moduler le son, soit via la section filtres, enveloppe d’amplitude ou la hauteur de l’oscillation. Musicalement, génère du tremolo, du vibrato, …
  • VCO (Voltage Controled Oscillator) : Oscillateur contrôlé en tension, servant à donner le signale de base sous forme du onde en dent de scie (ressemblant au violon), carrée (ressemblant à la clarinette), sinusoïdale (ressemblant à la flute) à la hauteur tonale souhaitée. Il est parfois indiqué DCO pour Digital Controled Oscillator, lorsque celui-ci est numérique, mais ça a peu d’importance. Musicalement, la hauteur de note et la base du timbre.
  • VCF (Voltage Controled Filter) : Filtre contrôlé en tension, souvent deux réglages nommées « cutoff » et « resonance », servant à retirer des harmoniques de l’oscillateur (VCO/DCO). Musicalement, son plus claire plus riche à plus étouffé.
  • VCA (Voltage Controled Amplifier) : Amplificateur contrôlé en tension lié au EG (Enveloppe Generator), contrôlant l’enveloppe (c’est à dire l’évolution dans le temps). Les paramètre sont souvent nommés ADSR (Attack, Decay, Sustain, Release). Musicalement Staccato, Legato, Pizzicato, sont souvent des notions, indirectement, liée à l’enveloppe sonore.

Le stylophone Dübreq Stylophone Gen-X1

Le stylophone, parce que c’est à l’aide d’un stylet que l’on joue sur le clavier composé de conducteurs. Ce modèle est très évolué dans son genre, car il permet de nuancer, très fortement, le timbre et l’enveloppe. Nous avons bien à faire à un synthétiseur à synthèse soustractive de premier prix (moins de 70€).

Le synthétiseur Korg Volca Key

Une petite machine adorable, un vrai petit synthétiseur polyphonique 3 voies (il est possible de jouer 3 notes simultanément), doté d’un séquenceur pouvant enregistrer et répéter 8 motifs différents. Beaucoup plus évolué que le stylophone précédemment présenté, car l’enveloppe et le LFO peuvent s’appliquer indifféremment sur le VCO et sur le VCF. Il donne aussi le choix de 3 formes d’ondes pour le LFO. C’est vraiment un très bel instrument pour moins de 140€, offrant déjà une entrée Midi (donc utilisable avec un autre clavier ou un ordinateur)

De plus, la série Volca offre d’autres instruments (boîte à rythme, synthétiseur FM, ligne de basse, …) inter-connectables et synchronisable de la même facture. C’est vraiment une gamme qui mérite que l’on s’y intéresse.

Toujours plus sérieux, le Yamaha Reface CS

Ici, nous entrons dans un monde un peu plus sérieux. On est presque plus dans le jouet/gadget, mais bien face à un instrument inspiré des légendes de la marque. C’est des 3 synthétiseur le plus complet, mais aussi le plus onéreux. Sachez qu’en aucun cas il ne sonnera toc

Bien-sûr, c’est un peu plus de 300€, mais si c’est le plus beau passe durable pour entrer dans le monde de la synthèse. C’est un bel investissement.
Contrairement au autres présentés ci-dessus, il vous faudra un petit temps pour que vous ressentiez un goût de trop peu.

Pour aller plus loin

Il y a beaucoup mieux, certes ! Je ne les volontairement pas mentionnés, car il s’agissait ici de débuter une approche de la synthèse soustractive. Au delà de 300€, on entre dans les vraies belles machines à fort potentiel et là je ne peux rien conseiller pour vous orienter, ni vous aider à faire un choix. C’est vraiment selon vos inspirations, vos envies, votre style. Dans ce cas, les magazines, la Toile et les revendeurs vous donneront de meilleurs conseils que moi. Bref, une affaire de spécialistes.

Les instruments précédemment cités sont ceux que l’on trouve facilement à prix abordable, histoire de mettre le pied à l’étrier. Un fois le pied passé, vous entrez dans un vaste monde où toutes les merveilles vous attendent.

J’ai acheté un Juno en boutique.

Avez-vous remarqué, les claviéristes sont souvent des gens fidèles. Non, pas en relation sentimentale, mais envers leur marque de clavier. Du coup, ça forme des « clans », les Yamahistes, les Korguistes, les Claviaistes, les Mooguistes, les Rolandistes, …
Le plus curieux, si vous leur posez la question, pourquoi cette marque plutôt qu’une autre ? Et bien ils vous diront que ça sonne mieux. Tous prêcheront pour leur chapelle avec la même conviction.

Moi, je suis Rolandiste et je vous expliquerai pourquoi après, mais aussi, pourquoi les plugins imitant des instruments mythiques échouent généralement.

Les photographes sont pareils (Oui, j’étais photographe dans ma jeunesse.), pourquoi Nikon et pas Canon ? Pourquoi Mac et pas PC ? Pourquoi Mercedes et pas BMW ? Vanille ou pistache ?

Installez-vous et racontez-moi votre enfance, me dit le psychologue…


La fameuse madeleine de Proust, une particularité psychologique que nous avons tous ; plus le terrain est connu, plus nous nous sentons en zone de confort et si un élément est associé à un événement agréable, nous aurons tendance à l’apprécier, surtout s’il fait partie d’un souvenir de notre « jeunesse dorée ». Les expériences de l’enfance déterminant fortement les goûts des adultes que nous devenons, nous avons tendance à les conserver et renouveler l’expérience, juste parce qu’elle nous a parue positive.

Aujourd’hui les grandes marques d’instruments électroniques ont toutes acquis un niveau de maturité excellent et il est impossible de déterminer qui de Korg, Roland, Yamaha, Clavia, Moog, DSI, … est le meilleur. Tout simplement parce qu’il n’y en a pas.
Nous sommes humains et avons nos propres préférences et notre perception affinée au fil du temps. Je sais pourquoi je considère Roland comme le n°1, alors que c’est bien connu, le n°1 c’est Clavia. Euh non, Yamaha, euh non Korg, ….


Mais pour quelle raison ai-je acheté deux Juno boutique et pas un Minilogue, même si techniquement le Minilogue est plus évolué ?


Qu’est-ce qu’un Juno ? Et bien, mise à part un synthétiseur « analogique » (c’est quand même des DCO, ce n’est donc pas 100 % analogique ), sorti au début des années 80, qui a un peu tenu tête face à l’écrasant DX7 de Yamaha, c’est un synthétiseur très basique : un seul LFO, un seul oscillateur ( oui, et un sub), un seul filtre, un seul générateur d’enveloppe,…

Vu comme ça, c’est le plus basique des synthétiseurs et pourtant, presque toutes les imitations ont échoué.

Beaucoup de personne s’extasient devant le TAL UNO LX, comme étant une copie parfaite du Juno, tandis que d’autres hurlent au scandale, de comparer cette pâle copie à ce vénérable objet culte.

Objectivement, la sonorité des deux est très proche et parfois bluffante. Oui, la copie virtuelle a le son du Juno. Bien-sûr, ce n’est pas du 100 %, on entend une différence, mais tellement subtile ! Je l’ai essayé et j’avoue avoir ri ! Ensuite, m’est revenu à l’esprit le célèbre slogan Canada Dry ; Ca a le goût du Juno, mais ce n’est pas un Juno !

A l’époque, on s’amusait à comparer les pianos numériques pour savoir lequel était le plus réaliste. J’en avais essayé beaucoup, jusqu’au jour où j’ai pu jouer sur un prestigieux Yamaha à queue, acoustique donc, très haut de gamme dans une chouette salle de concert et ma première réaction à été « Arg, il fait vachement synthétique ! ». J’allais presque ajouter que c’était mal imité.

C’est là que j’avais compris.

J’ai souvent eu l’occasion de jouer sur Bösendorfer, bien avant ce fameux Yamaha. C’était au temps où j’écoutais beaucoup de musique classique et ma référence du piano s’était forgée sur ceux que l’on enregistrait le plus souvent : Bösendorfer et Steinway.

Si on regarde objectivement, ces pianos sont tout deux excellents. Lequel est le meilleur ?

En pianissimo, il m’arrive de confondre Steinway et Bösendorfer, mais pas longtemps, parce que très vite, au cours de l’œuvre, le caractère du piano se révèle. Ils ont tout deux un son de piano, parfois très proche, mais n’ont pas du tout le même caractère. Le Bösendorfer semble plus doux, mais le Steinway peut être tout aussi doux. Le Steinway est plus claquant dans les fortissimo. Ben… Le Bösendorfer aussi sait être très claquant.
« Ouais, mais ce n’est pas le même ! »

Non, ce n’est pas le même, ils ont tout deux un son proche, on peut parfois les confondre (une note ne suffi parfois pas à les différentier, sauf extrême) et pourtant, ils sont si différents. En fait, ils n’ont pas le même caractère (pour ne pas dire tempérament, ce serait mal interprété), pour causer comme les grands, ils n’ont pas la même musicalité, pas la même signature sonore.


Maintenant, voici pourquoi j’ai acheté un Juno en boutique.


Roland, mieux que quiconque, connaît sa propre signature sonore, ils l’ont travaillée, c’est leur métier. Toutes les grandes marques d’instruments ont leur propre signature et musicalité, c’est comme ça que l’on fidélise le client.
Même en Hifi ! D’ailleurs, pourquoi les passionnés de Haute Fidélité préfèrent-ils une marque à une autre ? Les instruments enregistrés ne changent pas !
Non, mais chaque marque a sa propre signature sonore, tout simplement.

Pour ma part, comme beaucoup d’autre, je suis très séduit par la musicalité de Roland, elle répond à quelque chose qui est fortement ancré en moi. Oui, le son de piano du FA paraît, à de très nombreuses personnes, moins bien que celui du MODX de Yamaha, mais la musicalité du Roland me paraît tellement mieux, que j’ai prix le Roland ; plus cher et plus vieux.
La marque que j’aime le moins est souvent Clavia. Vous rendez-vous compte, celle considérée comme le top parmi de nombreux claviéristes pro ! Oui, mais ce n’est pas ce qu’inconsciemment, je cherche.


Foutaise ! C’est parce que je vois la marque et du coup, je manque d’objectivité et je trouve le son meilleur chez Roland. Pure dissonance cognitive !


J’ai fait de nombreux tests en aveugle sur des différents enregistrements sans connaitre les marques qui se cachaient derrière. La plupart du temps, j’ai trouvé les sons Roland plus séduisants, là où d’autres trouveront leur marque fétiche bien meilleur. En réalité, j’ai visiblement été conditionné à une marque à mon insu, donc fidélisé.


Oui, mais le Juno ?


Alors, j’ai acheté un JU-06A et je trouve le plugin de TAL totalement dépourvu d’intérêt. Si le plugin a le son, mais pas la musicalité – le Juno étant un des synthétiseurs les plus basiques, sans la musicalité de Roland qu’eux seuls savent reproduire – ça n’a vraiment aucun intérêt. Ce sera juste le plugin d’un synthétiseur très basique.

Par contre, le JU-06(a), est un synthétiseur basique, avec la musicalité propre à Roland et là….. C’est tout à fait autre chose, mais que vous ne pouvez comprendre si vous n’êtes pas Rolandiste. Rien à voir avec le bon et le mauvais chasseur !

Voilà pourquoi les uns trouvent l’émulation parfaite et d’autres grotesque !

Petite anecdote : Je trouve également la legacy collection de Korg très mauvaise. Pourtant, c’est fait par le même fabriquant ! Oui, mais là je crois que le compromis technologique y est pour beaucoup.


Le System-1, loin du système D

Aujourd’hui, je voudrai vous présenter un petit synthé qui ne paye pas de mine et pourtant…

Ayant un succès mitigé, son prix est en train de chuter et c’est peut-être là le moment de faire une belle affaire.

2 oscillateurs + 1 sub + 1 noise, 1 LFO, une section filtre classique, 2 générateurs d’enveloppe distincts pour le filtre et pour l’amplitude, une section d’effet, un arpégiateur et une molette de modulation particulière. Tout ça s’appelle le System-1 de Roland. D’accord, c’est de la modélisation et non un « vrai », comme diraient certains.

Voici donc ce fameux Roland System-1



Probablement que ce petit clavier n’entrera pas dans les anales, beaucoup lui reprochant de ne pas sonner gras comme un bon analogique, néanmoins il ouvre les portes à une certaine créativité. Ses détracteurs ont raison, sa version VST sonne parfaitement pareil, au détriment d’une consommation de ressources excessive, ce qui tente à prouver sa sonorité numérique, mais n’empêche que je le trouve très intéressant.

Il brille, pas par sa sonorité charpentée, hélas, mais – outre son aspect manège de fête foraine – par sa puissance et ses possibilités à créer rapidement des sons venus de je ne sais où. Bref, il offre une belle ergonomie à celui qui sait l’apprivoiser et d’intéressantes possibilités de création. C’est la bonne machine pour tout « sound designer » en herbe.

En deux mots, on peut le définir par intuitif et puissant.

Rassurez-vous, il ne sonne pas si numérique que ça, j’ai des sons très proches des Solina. Mais en effet, ce n’est pas du Moog et ce n’est pas aussi froid que beaucoup le prétendent.

Son gros point négatif est surtout son côté « sapin de Noël », ça clignote de partout, c’est fatigant et ça nuit à la lisibilité. Mise à part ça, c’est un clavier digne d’intérêt, même si le clavier n’est pas génial, mais il existe également sous forme de « Rack » sous le nom de System-1m, sans clavier donc, sans la grosse molette et sans arpégiateur. Mais compatible avec les modulaires.


Petite astuce qui n’est renseignée nulle part, pour changer de banque sur le System-1, il faut appuyer simultanément sur les touches « System-1 » ou « Plug-out » et une correspondant aux chiffres de 1 à 8.

Je me permets de joindre un petit échantillon d’un paysage où cette machine joue un grand rôle, ainsi que deux autres « expandeurs » que je vous présenterai plus tard.

Vitor Hublot, le sculpteur de sons

Le PAW (paysage audiovisuel wallon) était bien calme, voir ennuyeux, avant que ne débarque sur les plages de nos 33 et 45 tours la reprise très singulière d’un air folklorique, que dis-je, de l’hymne national des Wallons, la très célèbre « P’tite gayole ».

Jusque-là, elle n’avait été portée en « gloire » que par le poète d’Ecaussinnes, Julos Baucarne. Mais quelques années plus tard, un certains Guy Clerbois, natif de la ville voisine, et ses amis sortiront leur propre adaptation, mais pas que…

Une erreur typographique transformera le Victor Hublot en Vitor Hublot et c’est sous ce nom que dans la première moitié des années 80 sortiront quelques titres électro 100% cultes !  

Déjà le duo Guy Clerbois et Guy Delhalle, accompagnés de Chantal Talbot, sortiront, en 1983 le maxi « Aller simple » qui est pour moi un des chefs d’œuvre de la synthpop minimaliste (évoqué précédemment l’article sur Sandrine Collard), que l’on retrouve sur de nombreuses compilations de référence.

Mais ce ne sera que deux an plus tard que la bombe explosera, incrustant des fragments dans la tête de la jeunesse wallonne du milieu des années 80. D’ailleurs, ce nouvel an 2020, nous étions de nombreux cinquantenaires à faire les cons sur « Piron n’veut nin dinser » et évidemment « la p’tite gayole » sortis en 1985.

Les plus jeunes et les non wallons furent intrigués par cette pop très déjantée. Nous leur avons expliqué et surtout montré le clip, lequel fit consensus sur le fait que c’était avant-gardiste !

Mais je vous laisse juge

Tout ça c’était 185 millions de francophones, et moi, et moi… Superbe album, qui m’a été offert par Guy Clerbois lui-même, car je n’avais pas su me le procurer à l’époque.

Puis sorti en 1993« La dernière tentation du disque »,  les reprises de Brassens « Brasens selon Vitor hublot », toujours dans la même optique avec son complice Jacques Duvall.

2012 vint un nouveau projet avec Jacques Duvall et Isabelle Wery :« Contes de la libido ordinaire ». Un album qui fait du bien avec de magnifiques reprises dans le ton électronique et déjanté, tout comme l’est l’intégralité de sa discographie à l’exception de « Aller Simple ». Loin de la mode des covers, ici chaque titre est réinterprété et il n’est parfois possible de découvrir l’original que par le texte.

Vitor Hublot c’est ce genre d’artiste-artisan qui aime les choses bien faites et le fait pour la beauté du geste. Mais c’est aussi un artiste indépendant issu de la naissance du home studio.

Pour en savoir plus et découvrir ce personnage de musique électronique hors du commun sur sa chaîne Youtube et son site Web

De la calculette aux concerts holographiques.

1982 où au sommet des « hit-parades » trônait un groupe exhibant un instrument pour le moins intrigant dont les personnes ayant vécu cette période se souviennent encore du son étrange de cette calculette, clavier et boîte à rythme servant d’intro à ce fameux « dadada » de Trio.

Stephan Remmler et le célèbre Casio VL Tone dans le clip Dadada

Surtout connue pour ses montres et ses calculettes, Casio entrait en pleine postérité avec ce petit VL-Tone et ses célèbre Casiotone MT, pour devenir une sorte d’incubateur d’artistes de plus en plus créatifs et surtout ouvrir la porte à un univers de musiciens autoproduits dont certains sont parfois devenus de vraies icônes.

Cette scène, souvent appelée post-punk ou encore « new wave », est née à la fin des années 70, avec la démocratisation du synthétiseur et de l’enregistreur 4 pistes simultanées. Bref de l’arrivée des premiers home-studios. Tascam A3440, Korg Polysix sont certainement des noms qui parlent à ces pionniers.

La suite sera encore plus prometteuse avec l’arrivée du Yamaha DX7 et de l’ordinateur Atari 1040 ST.

Dans les cours de récréation, les ados s’échangeaient des cassettes enregistrées à la radio et parmi celle-ci, certaines autoproductions qui marqueront leur temps : Snowy Red, Vitor Hublot, à;GRUMH,…

Pour en revenir à Casio, c’était la marque par excellence qui a permis aux moins fortunés d’entre eux de mettre un pied à l’étrier. « Fuite au prochain lavabo » de Sttellla, « La fossette » de Dominique A sont des « premiers » albums qui ont été leurs premiers pas vers la notoriété.

Va t’en extrait de l’album La fossette

La série Casio n’a pas fait des émules qu’au début des années 80, début 90 Les Brochettes, célèbre groupe des soirées estudiantines belges, réalisent deux albums dont le clavier « cheap » fait partie de l’accompagnement principal.

Cette vague ne s’est pas arrêtée là et la suite est encore plus fabuleuse !

Lorsque j’évoque des artistes moins fortunés, il faut relativiser. Au début des années 80 de tels claviers coûtaient quand-même un mois de salaire d’enseignant, sans parler du multi-piste et de la table de mixage. Pour comparaison, un ami avait investi, fin 80, une année de salaire d’enseignant dans un home studio comportant un 8 pistes magnétiques, une table de mixage 16 voies, quelques effets, un magnifique expandeur FM/AWM , une boîte à rythme (pour la synchro smtp) et un sampler « worksation ». Tout ça pour produire un album de RAP.

A partir du milieu des années 90, l’ordinateur personnel se propage ouvrant la porte à des artistes encore moins fortunés, parfois même isolés et sans emploi. Un grand pas est franchis avec les sociétés Pinnacle et Creativelab, cette dernière sort en 1996 sa célèbre Soundblaster AWE 32 comportant un sampler 32 voies de polyphonie et un synthétiseur FM de 20 voies. A cette carte, pouvait être ajoutée une carte fille, souvent une Yamaha DB 50 XG.
Le totalement méconnu album « Summer hits » des Bernardo a été enregistré en 1998 avec ce genre de matériel.

Mais toujours plus loin, le studio virtuel accessible à tous.

Quand je dis peu fortunés, je parle même de personnes en situation de pauvreté qui, le marché de l’occasion informatique faisant, ont accès à des  synthétiseurs virtuels de bonne facture gratuits et des stations audionumériques offertes, ouvrant une porte à des enregistrements de qualité rivalisant parfois avec les grosses productions.

Et ce n’est pas tout, après le studio virtuel, la chanteuse virtuelle.

Jusqu’il y a peu, de bonnes connaissances musicales étaient souhaitées, mais aujourd’hui la plupart des stations audionumériques proposent des outils d’assistance à la composition.

Encore plus fort, l’arrivée en 2004 du logiciel Vocaloide de Yamaha permettant l’accès à une chanteuse virtuelle, toujours disponible, a donné naissance à un mouvement d’une ampleur telle qu’en Asie des milliers d’artistes, isolés et indépendants, créent de toutes pièces des enregistrements complets, chant et musique, allant même jusqu’à organiser des concerts virtuels où la chanteuse virtuelle, généralement Hatsune Miku, est acclamée par la foule en délire. Voir le phénomène « Utaite (plus complet en anglais)» et cette muse, ode aux synthétiseurs DX de Yamaha, qui déchaine les foules et cela dans la vie réelle.


Mais j’en parlerai plus en détail dans un prochain article.

Ura Omote Lovers du et avec, le talentueux et défunt, Wowaka (le monsieur à la guitare)

Alors, lorsque j’entends que l’on dit que les jeunes n’ont plus de créativité, je souris car la marche entamée en 1979 ne semble être qu’à ses débuts.

A suivre donc …