Choisir une STAN, un combat des titans !

L’Allemagne est connue pour être le pays de la musique électronique et c’est ainsi que tout naturellement y sont apparus les premiers séquenceurs logiciels grand-public que sont Cubit et Notator, devenus respectivement Cubase et Logic.

L’arrivée du midi et la démocratisation de l’informatique, ont été une aubaine pour les musiciens, et les produits logiciels se sont diversifiés, entrainant de nouveaux acteurs sur le marché, dont d’incontournables dinosaures.

Il pourrait être difficile, aujourd’hui, de faire son choix face à l’abondance de l’offre, sachant que le choix d’une ou l’autre solution embarque pratiquement l’utilisateur sur une voie unique dont il est souvent difficile d’en sortir.

Aujourd’hui, on ne parle plus de séquenceur, mais de Station de Travail Audio-Numérique ou Stan pour les intimes. En effet, les produits concernés traitent tout autant l’audio que le midi et les synthétiseurs ne sont plus que des machines électroniques matérielles, ce sont aussi des greffons logiciel.

Voyons, en prenant ces critères, quel produit conviendrait le mieux :

  • Pouvoir utiliser aussi bien des synthétiseurs logiciels que matériels
  • Pouvoir enregistrer le son émis par ceux-ci, ainsi que d’autres instruments, y compris la voix
  • Dans le cadre de synthétiseur matériel, pouvoir sélectionner les « patches » facilement à partir du logiciel.

Certains de ces critères éliminent de très bons logiciels comme Presonus Studio One.

Ableton Live et Image Line FL Studio étant particuliers, je préfère les laisser de côté pour le moment. De ce fait, Il nous reste, pour les plus populaires : Cakewalk, Cubase, Logic, Reaper dont je vais un peu parler.

Bandlab Cakewalk pour Windows (gratuit après inscription)

Cakewalk est un pionnier, il fut l’un des premiers sous DOS et sous Mac, à encore exister aujourd’hui. Si Twelvetone, devenue Cakewalk n’existe plus, c’est à Bandlab que nous devons cette généreuse opportunité réservée à sa communauté.

Cakewalk est complet et puissant, il fut longtemps un sérieux rival à Cubase pour Windows offrant tout ce que peut offrir un logiciel haut de gamme. Déjà à l’époque ou il était payant, il était considéré comme ayant un excellent rapport qualité prix. Imaginez à présent qu’il est gratuit !

L’édition sysex des synthétiseurs matériels est facilitée par ce qu’ils appellent les « Studioware panels » dont on retrouve l’équivalent sur Cubase Pro et Logic.

Les plugins aujourd’hui livrés en standard datent un peu, il faudra donc penser à les compléter par des offres tiers. On peut également regretter que l’édition midi ne soit pas du niveau de Logic et Cubase, mais cependant suffisante pour créer des monuments musicaux.

Steinberg Cubase pour Mac et Windows (Elements < 100€, Artist < 350€, Pro <600€)

Pionnier des séquenceurs (fin 80 sur Comodore 64) Cubase est certainement le plus abouti, surtout au niveau du midi pour sa version Pro. C’est un des monstres de la composition musicale informatique. Très belle interface et une gestion des instruments matériels inégalée. C’est, avec Logic, ce qui se fait de mieux en la matière. Malheureusement, tout cela a un prix qui fait que les mises à jour vous font repayer l’entièreté du produit tous les 6 ans. La version Elements est sûrement la meilleure au niveau rapport qualité prix ; c’est une belle introduction, un peu limités certes, au monde Steinberg, tandis que la version Artist, moins limités, n’a que peu d’intérêts par rapport à son prix (sauf belle promo).

Si vous êtes amateur, avec des synthétiseurs équipés de tous les réglages en façade, et que vous voulez juste enregistrer le résultat proprement, ne cherchez pas plus loin : Cubase Element est sûrement la meilleure option parmi tous ces produits. Par contre, si vous voulez mixer vos pistes une par une en ayant le maximum de contrôle, il vous faudra passer à la version Pro et là, il va falloir assumer financièrement.

Le petit plus est son assistant à la composition et la gestion des accords qui peuvent aider certains compositeurs n’ayant pas toutes les notions d’harmonie.

Apple Logic X pour Mac (moins de 250€ en été 2020)

De C-Lab à Apple en passant par Emagic, Notator, aujourd’hui Logic, a su devenir, avec Protools, LE logiciel de référence des studios d’enregistrement.

Un peu différent de Cubase, au niveau de l’édition midi, Logic a des atouts indéniables : Une offre de plugin en qualité et en quantité incroyable, une puissance d’édition et un workflow inégalable. Rien qu’avec Logic, sans instrument et plugin tiers, on peut créer des productions aux finitions irréprochables. Tout y est non destructif (sauf l’édition « chirurgicale » des événements). Une véritable usine à gaz qui continue d’évoluer, Apple est, là dessus, très à l’écoute de sa communauté.

Le seul point faible : l’édition des instruments hardware semblant abandonnées et n’évoluant plus. Cela pose des problèmes pour les machines ayant de très nombreux présets, on ne peut pas faire de recherche comme dans Cubase. En suite, Apple oblige, ce n’est disponible que sous Macos.

Mise à part ça, c’est probablement le meilleur produit et le plus complet pour la création et la production musicale, pour un prix finalement dérisoire.

Cockos Reaper pour Mac, Windows et Linux ( 60€ ou 225€ en fonction du chiffre d’affaire)

Un ovni récent et des développeurs très à l’écoute de leurs utilisateurs, mais aussi une interface un peu particulière d’une puissance remarquable. Malgré tout, l’édition midi est un peu archaïque, mais le produit est tout aussi jeune que prometteur. Quoi qu’il en soit, c’est aussi une usine à gaz très « paramètrable » avec laquelle on peut tout faire. Idéal pour le geek passionné.

Reaper demande un certain apprentissage qui vaut la peine, car une fois maîtrisé, rien ne peut vous arrêter. Surtout que les développeurs sont très réactifs.

C’est vraiment un excellent produit, mais qui demande un investissement intellectuel un peu plus poussé pour comprendre la logique du système.

Cas particulier Harrison Mixbus pour Mac, Windows et Linux (prix entre 29€ et 349€ en fonction des promos et des versions)

Basé sur Ardour (produit Opensource), Mixbus est d’inspiration Protools, offrant la philosophie des consoles Harison (et le son, selon son fabriquant). Le midi est un peu basique, mais on a la gestion des Patches ! Ce produit peut être une belle alternative sous Linux par les plugins (payants) disponibles par le même développeur.

Alors, quel produit choisir ?

A mon sens, si vous avec des expandeurs, des claviers, … :

  • Vous êtes fauché et sous Windows, sans aucun doute, Cakewalk et vous ne vous priverez de rien
  • Peu fortuné et pas très geek, alors Cubase Elements, mais Cakewalk reste aussi un très bon choix
  • Vous êtes sous Mac et maitrisez bien l’harmonie et la composition, vous voyez grand et n’avez pas d’expandeurs à plus de 1000 sons ? Logic est fait pour vous, sans hésitation. C’est probablement le puissant de tous
  • Investir ne vous fait pas peur, vous avec des expandeurs aux miles sonorités, Cubase est un bon choix (Cakewalk aussi si vous êtes sous Windows)
  • Il vous faut un produit souple et puissant, personnalisable à souhait et vous êtres un peu geek, alors n’hésitez pas, Reaper est le bon choix

Si vous n’utilisez pas d’instruments midi matériels, il y a aussi d’autres produis, très très bons comme Presonus Studio One. Mais si dans ce cas vous cherchez quelque chose de plus évolué et que vous êtes sur Mac, alors voyez du côté de Logic, là il n’a plus de contraintes dès que l’on utilise pas ou peu d’expandeurs matériel.

Comme vous l’aurez compris, les plus aboutis sont Logic et Cubase Pro. Logic ne nécessite pas de plugins tiers tant il est très très complet.
Cakewalk est vraiment excellent, un peu en retrait par rapport aux mastodontes précédemment cités.

Notez que Logic est souvent présent dans les studios pro, bien que Protools y domine en maître. Cubase s’y trouve également sous la formule Nuendo, mais moins fréquent.
Aussi, toutes ces versions ont un format commun le OMF ou encore le Music XML, pratique pou échanger entre les différents produits, enfin en théorie.

Section 25, une histoire de famille…

C’était au milieu des années 80, époque où j’écoutais la radio en noir et blanc émise depuis Mont Ste Aldegonde : la fameuse Radio TLM. En fait, j’écoutais surtout une émission qui passait le soir, nommée si mes souvenirs sont bons Standing Stone. Deux demoiselles passaient, parfois en boucle, quelques titres plus « underground » que je n’avais alors entendu que là.

Parmi ces titres, il y avait un tube anglais qui m’avait hypnotisé. Une voix très douce, basse à l’arpégiateur et des nappes en mode mineur accompagnés d’effets synthétiques.

Le voici :

Looking from a hilltop

Je n’étais jamais parvenu à trouver le LP, jusqu’à la popularisation de l’Internet.

De ce que j’ai appris, Section 25 est né dans la Factory de Manchester, là où Joy Division se produisait. C’est d’ailleurs Ian Curtis, les a produits pour leur premier « 45 ».

Au départ, en 1977, juste les frères Cassidy, puis est venu Paul Wiggin jusqu’en 1982 et d’autres. Mais leur « tube » viendra en 1984 avec la venue d’Angela Flowers et Jenny Ross, future épouse de Larry Cassidy et auteure de ce fameux « Looking from a hilltop ».

Le couple fera bande à part avec Love and Hate et ce sera la mise de côté de Section 25 jusqu’au début 2000. Malheureusement ce retour sera perturbé par le décès prématuré de Jenny Ross.

Les choses ne se sont pas arrêtées là, la jeune Bethany avec une voix très proche de sa mère prendra la relève. Même le décès du père en 2010 ne mettra même pas fin au groupe, lequel continuera avec Joanna, la sœur de Bethany et bien entendu le tonton présent depuis 1977.

Une véritable histoire de famille. Il est rare que la continuité d’un tel groupe soit transmise en « héritage ».

Section 25 est devenu plus électro que jamais depuis l’album « Retro fit ».

Vous pouvez aussi les retrouver sur Bandcamp où deux albums sont disponible à l’écoute.

https://klanggalerie.bandcamp.com/album/elektra

https://klanggalerie.bandcamp.com/album/eigengrau

Mais aussi sur leur canal Youtube

Wardance it’s a new dance…

1978, Plastic Bertand avait emboîte un premier pas dans la pop synthétique belge avec son « Tout petit la planète », dont le son du Moog résonnera encore quelques années plus tard.

4 années passent et sort de la scène underground un album très particulier « The right to die ». Si Renaud disait à l’époque « Je suis une bande de jeune à moi tout seul », Marcel Thiel aurait pu ajouter « Je suis un groupe à moi tout seul ».

Venu de la scène punk en tant que bassiste dans le groupe Chainsaw, Marcel Tiel aka Micky Mike forme à lui seul le groupe Snowy Red qui restera plutôt confidentiel au début des années 80, mais qui sera une référence à la fin de cette décennie avec son fameux tube « Euroshima » acclamé par la scène New Beat.

Euroshima version 1982

Décédé en mai 2009, Micky Mike aura laissé une petite discographie fort sympathique et si « Euroshima » a un petit air de famille avec le tube électro de Plastic Bertrand, le reste est relativement différent et vaut le coup d’être écouté. Surtout si vous êtes fan des débuts de la « synth pop » du début des années 80.  Tout aussi minimaliste qu’efficace, Snowy Red c’est le charme d’une époque hélas masquée par les vedettes du moment, que je vous invite à redécouvrir.

La chaine de Snowy Red

Mac OS est-il plus avantageux que Windows pour la musique ?

Avant-propos

Loin de moi l’idée de créer une polémique sur Windows-Mac OS, car les deux plateformes ont leurs avantages respectifs (y compris en musique) et ces avantages résultent d’un choix stratégique qui font que ces plateformes ont des avantages très ciblés du fait qu’elles ont été conçues pour des usages bien définis.

Le Mac pour les musiciens

S’il est de notoriété que le Mac est cher, pourquoi le voit-on si souvent auprès des musiciens ? Simple habitude du passé ? Pas tout à fait !

Remontons aux prémices de Mac OS X, l’époque où régnait dans le monde Apple Mac OS 9 très apprécié des musiciens. A cette époque, tout comme sur Windows, des outils tiers étaient indispensables pour ceux qui voulaient manipuler de nombreux instruments midi. Ceux qui ont connu cette période se souviennent sûrement de OMS (Open Music System) de Opcode System, de Free Midi de Mark of the Unicorn et autres…

Tout comme Windows, Mac Os Classic (les versions précédent OS X) n’était pas conçu pour la musique, tout a été « rajoute à posteriori » ! C’est pourquoi avec l’arrivée d’OS X, Apple avait décidé de bien faire les choses et de créer une couche logiciel, intégrée à l’OS, pour les musiciens : Core Audio et Core Midi. Ils ont d’ailleurs débauché des ingénieurs de chez Opcode System pour la réalisation de cette couche très élaborée.

Notons que Microsoft avait fait une tentative en ce sens avec Direct X, mais ça a visiblement été boudé par les développeurs, bien que la gestion des plugins audio soit bien pensée : Peu importe le dossier où la librairie se trouve, c’est l’appel à la couche Direct X qui gère tout.

Et oui, point d’Asio®, point de Asio4All®, ni d’utilitaire pour des agrégats de cartes son ou pouvoir utiliser plusieurs applications audio en même temps en faible latence sur la même interface audio. Tout ça c’est inclus dans Core Audio.

A la question, il y a-t-il un avantage à utiliser un Mac pour la musique ? Oui, certainement ! Mais il y a aussi un avantage à utiliser un PC Windows pour la musique, par le simple fait du rapport prix/puissance et le fait que l’on puisse mettre des cartes son PCIe sur un PC à moindre coût.

Petite anecdote (qui ne fait pas foi)

J’avais définitivement abandonné le PC en 2008 après 4 années à cheval sur les deux plateformes. Ce mois-ci, j’ai à nouveau essayé Windows sur un Dell Optiplex 7010 i5 tout à fait comparable (au niveau performances) à mon Mac Mini i7 de 2012. Les 2 OS dans leur dernière version à jour.

Sur le Mac, le branchement de la carte son ne nécessite pas de pilotes et peut fonctionner derrière un hub USB. Je l’ai branchée et hop, c’était parti. Sur le Dell, j’ai branché la carte son, installer les pilotes et dû la retirer du Hub pour la connecter directement.

Ensuite, j’ai lancé Cubase 6.0.7 et voulu lancer Sonar de Bandlab et j’ai eu un message me demandant de changer d’interface audio, car celle-ci était déjà prise. Sur Mac Logic X, Cubase 10 et Studio One peuvent fonctionner en même temps et avoir accès aux mêmes ressources.

J’ai acquis une Behringer XTouch, elle est en réseau. Sur Mac, le RTP est natif, tandis que sur Windows, il a fallu installer un appli tiers, tout comme pour une ancienne carte USB Akai où il a fallu Asio4All sur Windows.

Aussi, chose toujours étonnante en 2020, à paramètres égaux et en USB, la latence est plus faible sur Mac que sur Windows, 11ms contre 18ms. Probablement une meilleure optimisation de la pile USB.

En résumé, sur Mac, j’ai branché la carte son et ça a tout de suite fonctionné. Sur le Dell, j’ai dû ajouter des applications tiers et la retirer du Hub pour la mettre en directe. On voit que le système Apple a été conçu et assez bien optimisé pour la musique et bien souvent, tout fonctionne du premier coup. Chez Microsoft, laisse plutôt le soin aux tiers de gérer ça.

Ca s’est souvent passé comme ça, pour ma part, sur Mac et sous Windows.

De ma modeste expérience : est-ce que Mac est mieux que Windows ?

Non, pas forcément, c’est une question de cible. Disons que c’est plus délicat sur plateforme Windows où il vous faut optimiser vous-même le système pour avoir les meilleures performances, c’est moins « plug and play » !

Maintenant, face au coût d’Apple, certains musiciens abandonnent la plateforme pour Windows où la puissance est à moindre coût et en sont tout à fait ravi. C’est vrai que les 2000€ de prochain Mac Mini qui m’intéresse me font réfléchir. Mais bon, je suis plutôt Logic !

Pourquoi Windows n’est-il pas conçu pour les musiciens ?

Le monde Microsoft est énorme et il le gère plutôt bien. Windows est un OS généraliste, tellement généraliste, qu’il faille l’adapter à nos besoins parfois spécifiques. Ce que des développeurs tiers font très bien.

Chez Apple, la cible est aussi le milieu artistique : Photo, Vidéo, Prépresse, Graphisme, Audio et les vieux gâteux comme moi. Mac OS n’est pas ce qu’il y a de plus généraliste, il y a même des domaines où il est carrément exclu ! De ce fait, il vaut mieux qu’il fasse très bien ce pourquoi il a été conçu !

Ce qui est sûr en musique, c’est que Windows peut faire tout aussi bien que Mac, mais pas en mieux. Mais ça a un prix !

Allez, cette fois JV


On finit souvent par se lasser du rendu sonore de nos instruments, mais avec du recul…

Comme je le répète souvent, j’ai abandonné les instruments virtuels pour de très nombreuses raisons, dont la pérennité des travaux, parfois impossibles à reprendre quand un produit n’est plus développé. Cas que j’ai encore rencontré cette nuit avec un fichier datant de 2015.

De ce fait j’ai renoué avec « le hardware » et parfois du bon vieux clavier ou module du début des années, 90 ça peut faire plaisir. Mais une chose a changé depuis.

Jusque-là, j’avais presque toujours utilisé les « presets » du fabricant, mais avec ce retour en force sur le matériel, je suis de plus en plus dans l’édition de mes propres « patches » et je découvre des pépites que j’avais jusqu’à là ignorée.

Il y a encore 10 ans, je trouvais mon Roland JV-1010 totalement dépassé face à l’offre des « plugins » même gratuits, le redécouvrant aujourd’hui, je me rends-compte à quel point je m’étais leurré. De même que le Korg X3 que j’ai baptisé boomerang, parce qu’à chaque fois que je le donnais, il me revenait. Oui, les sons d’usines sont totalement dépassés, mais dépassés pourquoi ? Parce que ça sonne comme toute une époque où presque tout le monde se contentait, comme moi, des présélections d’usine.
Nous avons donc été bassiné avec ces « patches » faits par la firme.

Pourtant, Roland nous l’avait bien expliqué et nous avait même offert le fameux « Sound Diver d’Emagic » pour que nous éditions nous-même cette petite boîte.

Qu’a-t-elle donc sous le capot ?

Eh bien, comme toute machine JV ou XP (y compris les séries XV, Fantom, …) 4 oscillateurs à base d’une tonne de formes d’ondes, 2 LFO, une section filtres, des enveloppes ADSR, TVA et TVF (Time Voltage-controled Amplitude/Filter), un simulateur analogique (un trémolo quoi), un super multi effet (en plus de la reverbe et du chorus), … Bref, il ne s’agissait pas d’un « rompler » mais bien d’un synthétiseur à synthèse soustractive très puissant.

C’est quoi un « rompler »

Ah oui, un « rompler », c’est comme un échantillonneur « sampler », mais au lieu de lire des échantillons que l’on enregistre soi-même, il va les chercher dans une mémoire morte, appelée ROM. On remplace donc le « sample » (échantillon) par « romple » (mémoirillon ?).

J’ai eu des « rompler » et à l’époque, ils me convenaient très bien : Yamaha DB50XG, MU90R et Roland SC88, U220. Mais pour ceux-là, les sons sont figés et on peut à peine les modifier.

Si c’est le son qui marque l’époque, alors faisons en sorte qu’il y en ait le plus possible, comme ça, il sera difficile de repérer l’époque et plus rien ne sonnera périmé.

Malheureusement, connaissant moins bien Yamaha, excepté pour la série DX et TX, je n’ai pas de modèle à vous conseiller, mais pour ce qui est de Korg et Roland, tous les Korg dont on dit que la synthèse est AI2 et Roland JV, XV, XP, Fantom, D sont incroyablement éditables. De nombreux artistes les utilisent à nouveau et pour de nombreux modèles, la cote grimpe.

Il y a eu une forte vague de retour de l’analogique et je ne serai pas surpris que ces machines numériques des années 90 fassent, elles aussi, leur retour en force. D’ailleurs, je lis souvent que ceux qui avaient mis ce matériel au grenier, sont toujours surpris par le punch lorsqu’ils le ressortent.

Ah oui, j’oubliais l’essentiel : les éditeurs.

CTRLR JV Editor

La preuve du regain d’intérêt pour ces ancêtres, de plus en plus d’éditeurs voient le jour sur les principales plateformes. Il y a le coûteux et relativement exhaustif Sound Quest, mais surtout la série CRTLR et le petit dernier Edisyn en Java et en open source s’il vous plait.

Peut-être est-ce une bonne occasions de retrouver ce matériel avant que la cote et la spéculation ne les rendent impayables, comme le Roland JV1080, D(5)50 et le Korg M1.

Moi dès que je me serai refait, ce sera un EMU ESI 32, j’en entends que des éloges de ceux qui le ressortent.

Preenfm 2, la FM pour le bidouilleur de son !

Le début des années 80 a vu naître publiquement un nouveau type de synthèse, laquelle n’avait quitté les laboratoires d’université depuis son invention en 1973 par John Chowning. C’est 10 ans plus tard qu’elle apparaît sur la scène electropop de l’époque, propulsée par Yamaha et son fameux DX7.

Une synthèse qui, si elle est facilement assimilable mathématiquement par une combinaison de sommes et de produits de A sin(wt), a, en revanche, la mauvaise réputation d’être froide et difficile à programmer.

Certes, il est vrai que l’on peut obtenir des sonorités qui arrachent les tympans, mais pas que, on peut aussi avoir du chaud et du gras. Par contre, à l’époque, sa programmation est un véritable casse-tête. Heureusement que les éditeurs sur ordinateur nous sont venus à la rescousse vers la fin 80 début 90.

Depuis quelques années, un certain Xavier Hosxe avec quelques collaborateurs, travaillent sur un projet open source nommé « Preenfm », qui n’est rien d’autre qu’un synthétiseur FM tout à fait unique en son genre.

Pour ma part, comparé à mes nombreux Yamaha d’époque, c’est le meilleur que je possède ! Car si le constructeur Japonais a su décliner son offre de plusieurs variantes, ça n’a jamais vraiment rendu la synthèse FM accessible. C’est justement ce qu’un groupe de Français ont réussi, d’une part avec son éditeur PC/ Mac et même à partir du module lui-même.

Oui, parce que le Preenfm 2 est un « expandeur » FM matériel à monter soi-même (on peut le trouver assemblé) allant jusqu’à 15 voies de polyphonie et multi-timbre sur 4 canaux, reprenant l’essentiel de la synthèse du DX7, mais en plus, avec la possibilité de faire de la synthèse additive et soustractive.

Donc, 27 algorithmes de 6 opérateurs de multiples formes d’onde « sinusoïdales, carrées, triangulaires, bruit, …. et même personnelles » que l’on peut filtrer comme pour la synthèse soustractive le tout avec le contrôle, par patch, de 3 LFO, 2 générateurs d’enveloppe (en plus d’un générateur d’enveloppe par opérateur), 2 séquenceurs et tout ça assignable par une matrice de 12 entrées. Elle est pas belle la vie ?

Ce n’est pas tout, il y a aussi un arpégiateur. si si !

En résumé, il ne lui manquerait qu’un multi-effet, mais ça se trouve si facilement que c’est un détail.

Alors, le Preenfm pour qui ?

Bien, pour tout le monde. Idéal pour débuter en synthèse FM, pour le « sound design », combinant les 3 type de synthèse (additive, soustractive et FM) c’est un produit aux dimensions uniques. On le trouve neuf pour ± 200€ à monter soi-même ou 285€ assemblé (on peut aussi le retrouver à 200€ assemblé). C’est vraiment un instrument unique, le compagnon idéal du « bidouilleur » de son.

Par contre, si vous êtes plutôt un utilisateur de « preset », vous risquez d’être un peu frustré. Ceux fournis ne sont pas tous géniaux et même si on peut importer les « sysex » du DX7, ça ne sonne pas aussi bien que sur l’original d’autant que ça ne vous restituera pas tout le potentiel de la machine.

Le boîtier en métal est préférable plastique, car j’ai rencontré quelques difficultés avec ce dernier.

Il semblerait que Van Daal Electronics soit le distributeur privilégié, en tout cas, il est le plus souvent référencé ou si vous être un bon électronicien, le site officiel vous fournit toute la documentation pour le faire vous-même.

Voici deux exemples de son pour vous donner une idée de la bête, car elle sait être riche et chaleureuse. Ce sont des exemples de sonorités vite faites.

Arturia V Collection 7, des légendes pour pas cher ?


Arturia sorti son nouveau lot de synthétiseurs analogiques et autres; la V Collection 7
Alors, puis-je avoir le son du fameux Yamaha CS-80 et du CMI Fairlight pour moins de 500 € ?


Arturia est, sans conteste, la référence française de la virtualisation de synthétiseurs analogiques et, depuis quelque temps, numériques. J’avais acquis l’ensemble, il y a quelques années, parce que des musiciens, comme Jean-Michel Jarre, en vantait la qualité et le réalisme époustouflant de ces copies numériques.

J’avoue avoir été très déçu, si ces répliques permettaient d’obtenir le son et le caractère de leur modèle, je crois que le sujet serait clos depuis longtemps. Le hardware ne serait plus que l’affaire de collectionneurs.


Malheureusement, il n’en est pas ainsi. Il est vrai que l’on retrouve un peu les sonorités d’époque, il y a un petit goût, mais…



Il faut cependant avouer que certains sont de vraies réussites et paradoxalement, ils n’ont pas le même son que leur étalon. Par contre, ils en ont le caractère et c’est là le plus important.

Par exemple, le DX7 V, réplique du DX 7. Si on reprend les « sysex » de l’original et qu’on les compare (donc exactement les mêmes paramètres de son) on a souvent des différences notoires. A ce titre, Dexed de Digital SubUrban (célèbre plugin opensource que je vous recommande), sonnera de manière plus fidèle.

Mais, le DX7 V de Arturia n’en est pas moins bluffant, si on oublie la parfaite similitude du son, on a vraiment l’impression d’avoir à fair à un DX, ça réagit comme tel ! C’est vivant, ça a du punch, l’impression est excellente. On croirait le vrai.

Le CZ est également une très belle réussite, tout comme le piano Rhode. C’est le cas de la plupart des modélisations de synthétiseurs numériques de cette collection et de certains instruments électroacoustiques ou plus simplement du piano acoustique, lequel est un vrai rival pour Modartt et son fameux Pianoteq.

Par contre, je suis moins convaincu par les modélisations des synthétiseurs analogiques, ça a le son, oui…. Mais c’est tout. C’est aussi proche de l’original que les pianos numériques du milieu des années 90 l’étaient de l’acoustique.

Ce que j’avais rédigé à propos de la virtualisation du Juno, pour ma part, reste d’application.

Globalement, l’ensemble est excellent, même si certaines machines de légende ne sonnent pas aussi bien. C’est aussi un bon moyen d’avoir du matos nomade et avoir une idée de ce que ça pourrait donner sur les originaux. Surtout que le prix est dérisoire comparé aux vrais.

Même si Arturia optimise très bien les ressources CPU, un i7 de génération récente est préférable !

Avertissement

L’abus de matériel (ou de logiciel) est souvent préjudiciable à la créativité 😉

Analog 80, entre Astrophysique et vieilles machines

Je viens de le découvrir à l’instant et je dois dire être assez surpris par la qualité de son travail, inégale, certes, mais certaines pistes valent vraiment le détour, vraiment !

Paul, c’est tout ce que l’on sait de lui, dit aimer les vieux synthés et on le devine fan d’astrophysique, tant par les incrustation d’Hubert Reeve que par les noms de nombreux titres et description des ses album.

Peu de machines, mais que du bon. Il utilise une quinzaine de synthétiseurs dont des grands noms qui me font rêver, mais dont je n’ai surtout pas les moyens. Déjà, un Solaris et de nombreuses autres machines plus modestes, mais tout aussi efficaces. Peu importe le matériel et l’homme, voyons plutôt l’œuvre.

On peut globalement dire que ça oscille entre « Tangerine Dream » et « Kraftwerk » avec certains côtés « Jean-Michel Jarre », allant jusqu’à des schéma très synthpop, voire techno. Oui, ça sonne les grandes références et plusieurs de ses titres en ont l’étoffe, si si. Ben tiens, rien que celui-là (passez outre la « string machine » un peu trop présente au début, après ça devient géant):

On peut noter, malgré le fait que des titres font références aux années 80, il n’en est presque rien ? Oui, il y a un peu d’inspiration « heighties », mais ça sonne plutôt moderne « refit » certains diront. Heureusement, il est difficile de sonner parfaitement années 80, la musique respire mieux avec les techniques d’enregistrement modernes. C’est ce que je reproche aux instruments d’époque, c’est ce côté très en boîte, trop confiné.

La page Bandcamp de Analog 80

Bon, j’ai surtout écouté Gymnophoria, même si j’ai acquis l’entièreté des titres présents sur Bandcamp, et je dois dire que cet album m’a transporté, il y a vraiment du très bon, un chouette mariage des styles de l’époque avec une touche très personnel, bref un beau travail. Malheureusement, tous les morceaux n’ont pas la même qualité, il y a aussi du nettement moins bon, comme une volonté de trop vouloir coller aux années 80. Mais comme dans le le lot il y a tellement de bonnes choses qu’il serait dommage de passer à côté.

Si cet artiste vous a plu, je profite pour vous mentionner 2 références assez proches : Rune Foshaug et Wojciech Golczewski :

Petit mot sur Bandcamp.

Bancamp est un site de vente de musique en ligne (même si pas mal de choses sont gratuites), concentrant de petits labels et des artistes indépendants. C’est un peu le son du Off, mais c’est là que j’ai fait les plus belles découvertes dans de nombreux styles. L’écoute est toujours complète et gratuite ?

Alexander Robotnick, un nom qui sonne très Kraftwerk

Relativement méconnue, excepté pour Giorgio Moroder et « La Bionda », la scène électronique italienne a aussi ses artisans aux dimensions internationales. Il en est l’un d’entre eux, qui est toujours actif le nommé Morizio Dami, plus connu sur le pseudonyme d’Alexander Robotnick. Ca sonne déjà très Kraftwerk, n’est-ce pas ?

Né dans les années 50 en Italie, il est surtout connu pour être disque jockey et producteur, notamment de « Problèmes d’amour » qui eut son petit succès en 1983, en pleine période de l’Italo disco. Il n’en demeure pas moins un de ces fous du labo, passionnés des gros modulaires et autres synthétiseurs analogiques.

Actif depuis le début des années 80, donc. Après une belle carrière bien assumée, il produira quelques titres très électro sur modulaire aux sonorités très 70-80’s vers 2009 – 2019 avec un certain Ludus Pinsky; « The Analog Session ».
C’est cette partie que je trouve la plus intéressante et que je vous invite à découvrir.

Comment ?

Grace à sa chaîne Youtube évidemment.

Voici déjà deux extraits pour vous en donner un avant goût.

Evidemment, ça sonne vintage ! Mais il semble avoir gardé sa flamme pour le rythme et les ambiances dance-floor du milieu des années 90.

Si vous voulez en découvrir plus, visitez sa chaîne, il y a encore d’autres trucs tout aussi savoureux.

My first synth

Le but de ce blog étant d’échanger sur le monde de la musique électronique, il me parut normal de traiter des premiers pas en tant qu’acteur dans ce domaine. Et puis, nul n’est besoin d’être musicalement doué pour pratiquer un instrument, moi-même je ne le suis pas.

Même si je crois que l’on apprécie mieux une œuvre lorsque l’on connaît les éléments qui entrent en jeu. tout comme j’apprécie mieux le génie de Jean-Michel Jarre dans Oxygène et Equinoxe, depuis que je me suis mis aux synthétiseurs, il y a surtout le plaisir de jouer de l’instrument, de créer de nouvelles sonorités ou atmosphères.

Et si ce blog pouvais susciter des vocations, j’en serai ravis !

Lorsque l’on parle de synthétiseurs, on parle d’instrument produisant des sons par synthèse et non simplement par lecture d’échantillons dans une banque en mémoire ou sur bande. Sachant qu’il y a 3 grandes familles de synthèse (Il y en a bien d’autres, mais là n’est pas le sujet) : additive, soustractive et à modulation de fréquence. L’additive étant le domaine des orgues électriques et la synthèse à modulation de fréquence un peu trop compliquée pour débuter, nous allons nous concentrer exclusivement sur la synthèse soustractive. Laquelle a constitué la majorité des synthétiseurs des années 60-70.

Pour info : On peut faire de la synthèse soustractive avec des technologies différentes : analogique, numérique et à modélisation mathématique. Cette dernière, relativement récente, consiste à utiliser des algorithmes mathématiques pour simuler le comportement des différents éléments. Par exemple, un oscillateur sinusoïdale parfait serait l’expression de l’équation A sin(ω t).
Le synthétiseur numérique utilise des oscillateurs faisant référence à des banques de sons numérisées et tous les traitements confiés à des composants appelées DSP (Digital Signal Processing) sorte de puissante unité de calcul dédiée aux traitement des signaux.
Pour le synthétiseur analogique, ce sont des composants électroniques qui génèrent et traitent les signaux en fonction de leur ordre de grandeur, sans qu’il y ait la moindre unité de calcul.

Les principaux critères pour notre choix

Le but est de trouver de petits instrument sabordables, à moins de 350€ anfin de découvrir les différents étape de la synthèse soustractive que sont les LFO, VCO, VCF, VCA (voire EG) communs à tout bon Synthé !

Quezako ?
  • LFO (Low Frequency Ocillator) : 0scillateur à basse fréquence, servant généralement à moduler le son, soit via la section filtres, enveloppe d’amplitude ou la hauteur de l’oscillation. Musicalement, génère du tremolo, du vibrato, …
  • VCO (Voltage Controled Oscillator) : Oscillateur contrôlé en tension, servant à donner le signale de base sous forme du onde en dent de scie (ressemblant au violon), carrée (ressemblant à la clarinette), sinusoïdale (ressemblant à la flute) à la hauteur tonale souhaitée. Il est parfois indiqué DCO pour Digital Controled Oscillator, lorsque celui-ci est numérique, mais ça a peu d’importance. Musicalement, la hauteur de note et la base du timbre.
  • VCF (Voltage Controled Filter) : Filtre contrôlé en tension, souvent deux réglages nommées « cutoff » et « resonance », servant à retirer des harmoniques de l’oscillateur (VCO/DCO). Musicalement, son plus claire plus riche à plus étouffé.
  • VCA (Voltage Controled Amplifier) : Amplificateur contrôlé en tension lié au EG (Enveloppe Generator), contrôlant l’enveloppe (c’est à dire l’évolution dans le temps). Les paramètre sont souvent nommés ADSR (Attack, Decay, Sustain, Release). Musicalement Staccato, Legato, Pizzicato, sont souvent des notions, indirectement, liée à l’enveloppe sonore.

Le stylophone Dübreq Stylophone Gen-X1

Le stylophone, parce que c’est à l’aide d’un stylet que l’on joue sur le clavier composé de conducteurs. Ce modèle est très évolué dans son genre, car il permet de nuancer, très fortement, le timbre et l’enveloppe. Nous avons bien à faire à un synthétiseur à synthèse soustractive de premier prix (moins de 70€).

Le synthétiseur Korg Volca Key

Une petite machine adorable, un vrai petit synthétiseur polyphonique 3 voies (il est possible de jouer 3 notes simultanément), doté d’un séquenceur pouvant enregistrer et répéter 8 motifs différents. Beaucoup plus évolué que le stylophone précédemment présenté, car l’enveloppe et le LFO peuvent s’appliquer indifféremment sur le VCO et sur le VCF. Il donne aussi le choix de 3 formes d’ondes pour le LFO. C’est vraiment un très bel instrument pour moins de 140€, offrant déjà une entrée Midi (donc utilisable avec un autre clavier ou un ordinateur)

De plus, la série Volca offre d’autres instruments (boîte à rythme, synthétiseur FM, ligne de basse, …) inter-connectables et synchronisable de la même facture. C’est vraiment une gamme qui mérite que l’on s’y intéresse.

Toujours plus sérieux, le Yamaha Reface CS

Ici, nous entrons dans un monde un peu plus sérieux. On est presque plus dans le jouet/gadget, mais bien face à un instrument inspiré des légendes de la marque. C’est des 3 synthétiseur le plus complet, mais aussi le plus onéreux. Sachez qu’en aucun cas il ne sonnera toc

Bien-sûr, c’est un peu plus de 300€, mais si c’est le plus beau passe durable pour entrer dans le monde de la synthèse. C’est un bel investissement.
Contrairement au autres présentés ci-dessus, il vous faudra un petit temps pour que vous ressentiez un goût de trop peu.

Pour aller plus loin

Il y a beaucoup mieux, certes ! Je ne les volontairement pas mentionnés, car il s’agissait ici de débuter une approche de la synthèse soustractive. Au delà de 300€, on entre dans les vraies belles machines à fort potentiel et là je ne peux rien conseiller pour vous orienter, ni vous aider à faire un choix. C’est vraiment selon vos inspirations, vos envies, votre style. Dans ce cas, les magazines, la Toile et les revendeurs vous donneront de meilleurs conseils que moi. Bref, une affaire de spécialistes.

Les instruments précédemment cités sont ceux que l’on trouve facilement à prix abordable, histoire de mettre le pied à l’étrier. Un fois le pied passé, vous entrez dans un vaste monde où toutes les merveilles vous attendent.