Alexander Robotnick, un nom qui sonne très Kraftwerk

Relativement méconnue, excepté pour Giorgio Moroder et « La Bionda », la scène électronique italienne a aussi ses artisans aux dimensions internationales. Il en est l’un d’entre eux, qui est toujours actif le nommé Morizio Dami, plus connu sur le pseudonyme d’Alexander Robotnick. Ca sonne déjà très Kraftwerk, n’est-ce pas ?

Né dans les années 50 en Italie, il est surtout connu pour être disque jockey et producteur, notamment de « Problèmes d’amour » qui eut son petit succès en 1983, en pleine période de l’Italo disco. Il n’en demeure pas moins un de ces fous du labo, passionnés des gros modulaires et autres synthétiseurs analogiques.

Actif depuis le début des années 80, donc. Après une belle carrière bien assumée, il produira quelques titres très électro sur modulaire aux sonorités très 70-80’s vers 2009 – 2019 avec un certain Ludus Pinsky; « The Analog Session ».
C’est cette partie que je trouve la plus intéressante et que je vous invite à découvrir.

Comment ?

Grace à sa chaîne Youtube évidemment.

Voici déjà deux extraits pour vous en donner un avant goût.

Evidemment, ça sonne vintage ! Mais il semble avoir gardé sa flamme pour le rythme et les ambiances dance-floor du milieu des années 90.

Si vous voulez en découvrir plus, visitez sa chaîne, il y a encore d’autres trucs tout aussi savoureux.

My first synth

Le but de ce blog étant d’échanger sur le monde de la musique électronique, il me parut normal de traiter des premiers pas en tant qu’acteur dans ce domaine. Et puis, nul n’est besoin d’être musicalement doué pour pratiquer un instrument, moi-même je ne le suis pas.

Même si je crois que l’on apprécie mieux une œuvre lorsque l’on connaît les éléments qui entrent en jeu. tout comme j’apprécie mieux le génie de Jean-Michel Jarre dans Oxygène et Equinoxe, depuis que je me suis mis aux synthétiseurs, il y a surtout le plaisir de jouer de l’instrument, de créer de nouvelles sonorités ou atmosphères.

Et si ce blog pouvais susciter des vocations, j’en serai ravis !

Lorsque l’on parle de synthétiseurs, on parle d’instrument produisant des sons par synthèse et non simplement par lecture d’échantillons dans une banque en mémoire ou sur bande. Sachant qu’il y a 3 grandes familles de synthèse (Il y en a bien d’autres, mais là n’est pas le sujet) : additive, soustractive et à modulation de fréquence. L’additive étant le domaine des orgues électriques et la synthèse à modulation de fréquence un peu trop compliquée pour débuter, nous allons nous concentrer exclusivement sur la synthèse soustractive. Laquelle a constitué la majorité des synthétiseurs des années 60-70.

Pour info : On peut faire de la synthèse soustractive avec des technologies différentes : analogique, numérique et à modélisation mathématique. Cette dernière, relativement récente, consiste à utiliser des algorithmes mathématiques pour simuler le comportement des différents éléments. Par exemple, un oscillateur sinusoïdale parfait serait l’expression de l’équation A sin(ω t).
Le synthétiseur numérique utilise des oscillateurs faisant référence à des banques de sons numérisées et tous les traitements confiés à des composants appelées DSP (Digital Signal Processing) sorte de puissante unité de calcul dédiée aux traitement des signaux.
Pour le synthétiseur analogique, ce sont des composants électroniques qui génèrent et traitent les signaux en fonction de leur ordre de grandeur, sans qu’il y ait la moindre unité de calcul.

Les principaux critères pour notre choix

Le but est de trouver de petits instrument sabordables, à moins de 350€ anfin de découvrir les différents étape de la synthèse soustractive que sont les LFO, VCO, VCF, VCA (voire EG) communs à tout bon Synthé !

Quezako ?
  • LFO (Low Frequency Ocillator) : 0scillateur à basse fréquence, servant généralement à moduler le son, soit via la section filtres, enveloppe d’amplitude ou la hauteur de l’oscillation. Musicalement, génère du tremolo, du vibrato, …
  • VCO (Voltage Controled Oscillator) : Oscillateur contrôlé en tension, servant à donner le signale de base sous forme du onde en dent de scie (ressemblant au violon), carrée (ressemblant à la clarinette), sinusoïdale (ressemblant à la flute) à la hauteur tonale souhaitée. Il est parfois indiqué DCO pour Digital Controled Oscillator, lorsque celui-ci est numérique, mais ça a peu d’importance. Musicalement, la hauteur de note et la base du timbre.
  • VCF (Voltage Controled Filter) : Filtre contrôlé en tension, souvent deux réglages nommées « cutoff » et « resonance », servant à retirer des harmoniques de l’oscillateur (VCO/DCO). Musicalement, son plus claire plus riche à plus étouffé.
  • VCA (Voltage Controled Amplifier) : Amplificateur contrôlé en tension lié au EG (Enveloppe Generator), contrôlant l’enveloppe (c’est à dire l’évolution dans le temps). Les paramètre sont souvent nommés ADSR (Attack, Decay, Sustain, Release). Musicalement Staccato, Legato, Pizzicato, sont souvent des notions, indirectement, liée à l’enveloppe sonore.

Le stylophone Dübreq Stylophone Gen-X1

Le stylophone, parce que c’est à l’aide d’un stylet que l’on joue sur le clavier composé de conducteurs. Ce modèle est très évolué dans son genre, car il permet de nuancer, très fortement, le timbre et l’enveloppe. Nous avons bien à faire à un synthétiseur à synthèse soustractive de premier prix (moins de 70€).

Le synthétiseur Korg Volca Key

Une petite machine adorable, un vrai petit synthétiseur polyphonique 3 voies (il est possible de jouer 3 notes simultanément), doté d’un séquenceur pouvant enregistrer et répéter 8 motifs différents. Beaucoup plus évolué que le stylophone précédemment présenté, car l’enveloppe et le LFO peuvent s’appliquer indifféremment sur le VCO et sur le VCF. Il donne aussi le choix de 3 formes d’ondes pour le LFO. C’est vraiment un très bel instrument pour moins de 140€, offrant déjà une entrée Midi (donc utilisable avec un autre clavier ou un ordinateur)

De plus, la série Volca offre d’autres instruments (boîte à rythme, synthétiseur FM, ligne de basse, …) inter-connectables et synchronisable de la même facture. C’est vraiment une gamme qui mérite que l’on s’y intéresse.

Toujours plus sérieux, le Yamaha Reface CS

Ici, nous entrons dans un monde un peu plus sérieux. On est presque plus dans le jouet/gadget, mais bien face à un instrument inspiré des légendes de la marque. C’est des 3 synthétiseur le plus complet, mais aussi le plus onéreux. Sachez qu’en aucun cas il ne sonnera toc

Bien-sûr, c’est un peu plus de 300€, mais si c’est le plus beau passe durable pour entrer dans le monde de la synthèse. C’est un bel investissement.
Contrairement au autres présentés ci-dessus, il vous faudra un petit temps pour que vous ressentiez un goût de trop peu.

Pour aller plus loin

Il y a beaucoup mieux, certes ! Je ne les volontairement pas mentionnés, car il s’agissait ici de débuter une approche de la synthèse soustractive. Au delà de 300€, on entre dans les vraies belles machines à fort potentiel et là je ne peux rien conseiller pour vous orienter, ni vous aider à faire un choix. C’est vraiment selon vos inspirations, vos envies, votre style. Dans ce cas, les magazines, la Toile et les revendeurs vous donneront de meilleurs conseils que moi. Bref, une affaire de spécialistes.

Les instruments précédemment cités sont ceux que l’on trouve facilement à prix abordable, histoire de mettre le pied à l’étrier. Un fois le pied passé, vous entrez dans un vaste monde où toutes les merveilles vous attendent.

J’ai acheté un Juno en boutique.

Avez-vous remarqué, les claviéristes sont souvent des gens fidèles. Non, pas en relation sentimentale, mais envers leur marque de clavier. Du coup, ça forme des « clans », les Yamahistes, les Korguistes, les Claviaistes, les Mooguistes, les Rolandistes, …
Le plus curieux, si vous leur posez la question, pourquoi cette marque plutôt qu’une autre ? Et bien ils vous diront que ça sonne mieux. Tous prêcheront pour leur chapelle avec la même conviction.

Moi, je suis Rolandiste et je vous expliquerai pourquoi après, mais aussi, pourquoi les plugins imitant des instruments mythiques échouent généralement.

Les photographes sont pareils (Oui, j’étais photographe dans ma jeunesse.), pourquoi Nikon et pas Canon ? Pourquoi Mac et pas PC ? Pourquoi Mercedes et pas BMW ? Vanille ou pistache ?

Installez-vous et racontez-moi votre enfance, me dit le psychologue…


La fameuse madeleine de Proust, une particularité psychologique que nous avons tous ; plus le terrain est connu, plus nous nous sentons en zone de confort et si un élément est associé à un événement agréable, nous aurons tendance à l’apprécier, surtout s’il fait partie d’un souvenir de notre « jeunesse dorée ». Les expériences de l’enfance déterminant fortement les goûts des adultes que nous devenons, nous avons tendance à les conserver et renouveler l’expérience, juste parce qu’elle nous a parue positive.

Aujourd’hui les grandes marques d’instruments électroniques ont toutes acquis un niveau de maturité excellent et il est impossible de déterminer qui de Korg, Roland, Yamaha, Clavia, Moog, DSI, … est le meilleur. Tout simplement parce qu’il n’y en a pas.
Nous sommes humains et avons nos propres préférences et notre perception affinée au fil du temps. Je sais pourquoi je considère Roland comme le n°1, alors que c’est bien connu, le n°1 c’est Clavia. Euh non, Yamaha, euh non Korg, ….


Mais pour quelle raison ai-je acheté deux Juno boutique et pas un Minilogue, même si techniquement le Minilogue est plus évolué ?


Qu’est-ce qu’un Juno ? Et bien, mise à part un synthétiseur « analogique » (c’est quand même des DCO, ce n’est donc pas 100 % analogique ), sorti au début des années 80, qui a un peu tenu tête face à l’écrasant DX7 de Yamaha, c’est un synthétiseur très basique : un seul LFO, un seul oscillateur ( oui, et un sub), un seul filtre, un seul générateur d’enveloppe,…

Vu comme ça, c’est le plus basique des synthétiseurs et pourtant, presque toutes les imitations ont échoué.

Beaucoup de personne s’extasient devant le TAL UNO LX, comme étant une copie parfaite du Juno, tandis que d’autres hurlent au scandale, de comparer cette pâle copie à ce vénérable objet culte.

Objectivement, la sonorité des deux est très proche et parfois bluffante. Oui, la copie virtuelle a le son du Juno. Bien-sûr, ce n’est pas du 100 %, on entend une différence, mais tellement subtile ! Je l’ai essayé et j’avoue avoir ri ! Ensuite, m’est revenu à l’esprit le célèbre slogan Canada Dry ; Ca a le goût du Juno, mais ce n’est pas un Juno !

A l’époque, on s’amusait à comparer les pianos numériques pour savoir lequel était le plus réaliste. J’en avais essayé beaucoup, jusqu’au jour où j’ai pu jouer sur un prestigieux Yamaha à queue, acoustique donc, très haut de gamme dans une chouette salle de concert et ma première réaction à été « Arg, il fait vachement synthétique ! ». J’allais presque ajouter que c’était mal imité.

C’est là que j’avais compris.

J’ai souvent eu l’occasion de jouer sur Bösendorfer, bien avant ce fameux Yamaha. C’était au temps où j’écoutais beaucoup de musique classique et ma référence du piano s’était forgée sur ceux que l’on enregistrait le plus souvent : Bösendorfer et Steinway.

Si on regarde objectivement, ces pianos sont tout deux excellents. Lequel est le meilleur ?

En pianissimo, il m’arrive de confondre Steinway et Bösendorfer, mais pas longtemps, parce que très vite, au cours de l’œuvre, le caractère du piano se révèle. Ils ont tout deux un son de piano, parfois très proche, mais n’ont pas du tout le même caractère. Le Bösendorfer semble plus doux, mais le Steinway peut être tout aussi doux. Le Steinway est plus claquant dans les fortissimo. Ben… Le Bösendorfer aussi sait être très claquant.
« Ouais, mais ce n’est pas le même ! »

Non, ce n’est pas le même, ils ont tout deux un son proche, on peut parfois les confondre (une note ne suffi parfois pas à les différentier, sauf extrême) et pourtant, ils sont si différents. En fait, ils n’ont pas le même caractère (pour ne pas dire tempérament, ce serait mal interprété), pour causer comme les grands, ils n’ont pas la même musicalité, pas la même signature sonore.


Maintenant, voici pourquoi j’ai acheté un Juno en boutique.


Roland, mieux que quiconque, connaît sa propre signature sonore, ils l’ont travaillée, c’est leur métier. Toutes les grandes marques d’instruments ont leur propre signature et musicalité, c’est comme ça que l’on fidélise le client.
Même en Hifi ! D’ailleurs, pourquoi les passionnés de Haute Fidélité préfèrent-ils une marque à une autre ? Les instruments enregistrés ne changent pas !
Non, mais chaque marque a sa propre signature sonore, tout simplement.

Pour ma part, comme beaucoup d’autre, je suis très séduit par la musicalité de Roland, elle répond à quelque chose qui est fortement ancré en moi. Oui, le son de piano du FA paraît, à de très nombreuses personnes, moins bien que celui du MODX de Yamaha, mais la musicalité du Roland me paraît tellement mieux, que j’ai prix le Roland ; plus cher et plus vieux.
La marque que j’aime le moins est souvent Clavia. Vous rendez-vous compte, celle considérée comme le top parmi de nombreux claviéristes pro ! Oui, mais ce n’est pas ce qu’inconsciemment, je cherche.


Foutaise ! C’est parce que je vois la marque et du coup, je manque d’objectivité et je trouve le son meilleur chez Roland. Pure dissonance cognitive !


J’ai fait de nombreux tests en aveugle sur des différents enregistrements sans connaitre les marques qui se cachaient derrière. La plupart du temps, j’ai trouvé les sons Roland plus séduisants, là où d’autres trouveront leur marque fétiche bien meilleur. En réalité, j’ai visiblement été conditionné à une marque à mon insu, donc fidélisé.


Oui, mais le Juno ?


Alors, j’ai acheté un JU-06A et je trouve le plugin de TAL totalement dépourvu d’intérêt. Si le plugin a le son, mais pas la musicalité – le Juno étant un des synthétiseurs les plus basiques, sans la musicalité de Roland qu’eux seuls savent reproduire – ça n’a vraiment aucun intérêt. Ce sera juste le plugin d’un synthétiseur très basique.

Par contre, le JU-06(a), est un synthétiseur basique, avec la musicalité propre à Roland et là….. C’est tout à fait autre chose, mais que vous ne pouvez comprendre si vous n’êtes pas Rolandiste. Rien à voir avec le bon et le mauvais chasseur !

Voilà pourquoi les uns trouvent l’émulation parfaite et d’autres grotesque !

Petite anecdote : Je trouve également la legacy collection de Korg très mauvaise. Pourtant, c’est fait par le même fabriquant ! Oui, mais là je crois que le compromis technologique y est pour beaucoup.


Le System-1, loin du système D

Aujourd’hui, je voudrai vous présenter un petit synthé qui ne paye pas de mine et pourtant…

Ayant un succès mitigé, son prix est en train de chuter et c’est peut-être là le moment de faire une belle affaire.

2 oscillateurs + 1 sub + 1 noise, 1 LFO, une section filtre classique, 2 générateurs d’enveloppe distincts pour le filtre et pour l’amplitude, une section d’effet, un arpégiateur et une molette de modulation particulière. Tout ça s’appelle le System-1 de Roland. D’accord, c’est de la modélisation et non un « vrai », comme diraient certains.

Voici donc ce fameux Roland System-1



Probablement que ce petit clavier n’entrera pas dans les anales, beaucoup lui reprochant de ne pas sonner gras comme un bon analogique, néanmoins il ouvre les portes à une certaine créativité. Ses détracteurs ont raison, sa version VST sonne parfaitement pareil, au détriment d’une consommation de ressources excessive, ce qui tente à prouver sa sonorité numérique, mais n’empêche que je le trouve très intéressant.

Il brille, pas par sa sonorité charpentée, hélas, mais – outre son aspect manège de fête foraine – par sa puissance et ses possibilités à créer rapidement des sons venus de je ne sais où. Bref, il offre une belle ergonomie à celui qui sait l’apprivoiser et d’intéressantes possibilités de création. C’est la bonne machine pour tout « sound designer » en herbe.

En deux mots, on peut le définir par intuitif et puissant.

Rassurez-vous, il ne sonne pas si numérique que ça, j’ai des sons très proches des Solina. Mais en effet, ce n’est pas du Moog et ce n’est pas aussi froid que beaucoup le prétendent.

Son gros point négatif est surtout son côté « sapin de Noël », ça clignote de partout, c’est fatigant et ça nuit à la lisibilité. Mise à part ça, c’est un clavier digne d’intérêt, même si le clavier n’est pas génial, mais il existe également sous forme de « Rack » sous le nom de System-1m, sans clavier donc, sans la grosse molette et sans arpégiateur. Mais compatible avec les modulaires.


Petite astuce qui n’est renseignée nulle part, pour changer de banque sur le System-1, il faut appuyer simultanément sur les touches « System-1 » ou « Plug-out » et une correspondant aux chiffres de 1 à 8.

Je me permets de joindre un petit échantillon d’un paysage où cette machine joue un grand rôle, ainsi que deux autres « expandeurs » que je vous présenterai plus tard.

Vitor Hublot, le sculpteur de sons

Le PAW (paysage audiovisuel wallon) était bien calme, voir ennuyeux, avant que ne débarque sur les plages de nos 33 et 45 tours la reprise très singulière d’un air folklorique, que dis-je, de l’hymne national des Wallons, la très célèbre « P’tite gayole ».

Jusque-là, elle n’avait été portée en « gloire » que par le poète d’Ecaussinnes, Julos Baucarne. Mais quelques années plus tard, un certains Guy Clerbois, natif de la ville voisine, et ses amis sortiront leur propre adaptation, mais pas que…

Une erreur typographique transformera le Victor Hublot en Vitor Hublot et c’est sous ce nom que dans la première moitié des années 80 sortiront quelques titres électro 100% cultes !  

Déjà le duo Guy Clerbois et Guy Delhalle, accompagnés de Chantal Talbot, sortiront, en 1983 le maxi « Aller simple » qui est pour moi un des chefs d’œuvre de la synthpop minimaliste (évoqué précédemment l’article sur Sandrine Collard), que l’on retrouve sur de nombreuses compilations de référence.

Mais ce ne sera que deux an plus tard que la bombe explosera, incrustant des fragments dans la tête de la jeunesse wallonne du milieu des années 80. D’ailleurs, ce nouvel an 2020, nous étions de nombreux cinquantenaires à faire les cons sur « Piron n’veut nin dinser » et évidemment « la p’tite gayole » sortis en 1985.

Les plus jeunes et les non wallons furent intrigués par cette pop très déjantée. Nous leur avons expliqué et surtout montré le clip, lequel fit consensus sur le fait que c’était avant-gardiste !

Mais je vous laisse juge

Tout ça c’était 185 millions de francophones, et moi, et moi… Superbe album, qui m’a été offert par Guy Clerbois lui-même, car je n’avais pas su me le procurer à l’époque.

Puis sorti en 1993« La dernière tentation du disque »,  les reprises de Brassens « Brasens selon Vitor hublot », toujours dans la même optique avec son complice Jacques Duvall.

2012 vint un nouveau projet avec Jacques Duvall et Isabelle Wery :« Contes de la libido ordinaire ». Un album qui fait du bien avec de magnifiques reprises dans le ton électronique et déjanté, tout comme l’est l’intégralité de sa discographie à l’exception de « Aller Simple ». Loin de la mode des covers, ici chaque titre est réinterprété et il n’est parfois possible de découvrir l’original que par le texte.

Vitor Hublot c’est ce genre d’artiste-artisan qui aime les choses bien faites et le fait pour la beauté du geste. Mais c’est aussi un artiste indépendant issu de la naissance du home studio.

Pour en savoir plus et découvrir ce personnage de musique électronique hors du commun sur sa chaîne Youtube et son site Web

De la calculette aux concerts holographiques.

1982 où au sommet des « hit-parades » trônait un groupe exhibant un instrument pour le moins intrigant dont les personnes ayant vécu cette période se souviennent encore du son étrange de cette calculette, clavier et boîte à rythme servant d’intro à ce fameux « dadada » de Trio.

Stephan Remmler et le célèbre Casio VL Tone dans le clip Dadada

Surtout connue pour ses montres et ses calculettes, Casio entrait en pleine postérité avec ce petit VL-Tone et ses célèbre Casiotone MT, pour devenir une sorte d’incubateur d’artistes de plus en plus créatifs et surtout ouvrir la porte à un univers de musiciens autoproduits dont certains sont parfois devenus de vraies icônes.

Cette scène, souvent appelée post-punk ou encore « new wave », est née à la fin des années 70, avec la démocratisation du synthétiseur et de l’enregistreur 4 pistes simultanées. Bref de l’arrivée des premiers home-studios. Tascam A3440, Korg Polysix sont certainement des noms qui parlent à ces pionniers.

La suite sera encore plus prometteuse avec l’arrivée du Yamaha DX7 et de l’ordinateur Atari 1040 ST.

Dans les cours de récréation, les ados s’échangeaient des cassettes enregistrées à la radio et parmi celle-ci, certaines autoproductions qui marqueront leur temps : Snowy Red, Vitor Hublot, à;GRUMH,…

Pour en revenir à Casio, c’était la marque par excellence qui a permis aux moins fortunés d’entre eux de mettre un pied à l’étrier. « Fuite au prochain lavabo » de Sttellla, « La fossette » de Dominique A sont des « premiers » albums qui ont été leurs premiers pas vers la notoriété.

Va t’en extrait de l’album La fossette

La série Casio n’a pas fait des émules qu’au début des années 80, début 90 Les Brochettes, célèbre groupe des soirées estudiantines belges, réalisent deux albums dont le clavier « cheap » fait partie de l’accompagnement principal.

Cette vague ne s’est pas arrêtée là et la suite est encore plus fabuleuse !

Lorsque j’évoque des artistes moins fortunés, il faut relativiser. Au début des années 80 de tels claviers coûtaient quand-même un mois de salaire d’enseignant, sans parler du multi-piste et de la table de mixage. Pour comparaison, un ami avait investi, fin 80, une année de salaire d’enseignant dans un home studio comportant un 8 pistes magnétiques, une table de mixage 16 voies, quelques effets, un magnifique expandeur FM/AWM , une boîte à rythme (pour la synchro smtp) et un sampler « worksation ». Tout ça pour produire un album de RAP.

A partir du milieu des années 90, l’ordinateur personnel se propage ouvrant la porte à des artistes encore moins fortunés, parfois même isolés et sans emploi. Un grand pas est franchis avec les sociétés Pinnacle et Creativelab, cette dernière sort en 1996 sa célèbre Soundblaster AWE 32 comportant un sampler 32 voies de polyphonie et un synthétiseur FM de 20 voies. A cette carte, pouvait être ajoutée une carte fille, souvent une Yamaha DB 50 XG.
Le totalement méconnu album « Summer hits » des Bernardo a été enregistré en 1998 avec ce genre de matériel.

Mais toujours plus loin, le studio virtuel accessible à tous.

Quand je dis peu fortunés, je parle même de personnes en situation de pauvreté qui, le marché de l’occasion informatique faisant, ont accès à des  synthétiseurs virtuels de bonne facture gratuits et des stations audionumériques offertes, ouvrant une porte à des enregistrements de qualité rivalisant parfois avec les grosses productions.

Et ce n’est pas tout, après le studio virtuel, la chanteuse virtuelle.

Jusqu’il y a peu, de bonnes connaissances musicales étaient souhaitées, mais aujourd’hui la plupart des stations audionumériques proposent des outils d’assistance à la composition.

Encore plus fort, l’arrivée en 2004 du logiciel Vocaloide de Yamaha permettant l’accès à une chanteuse virtuelle, toujours disponible, a donné naissance à un mouvement d’une ampleur telle qu’en Asie des milliers d’artistes, isolés et indépendants, créent de toutes pièces des enregistrements complets, chant et musique, allant même jusqu’à organiser des concerts virtuels où la chanteuse virtuelle, généralement Hatsune Miku, est acclamée par la foule en délire. Voir le phénomène « Utaite (plus complet en anglais)» et cette muse, ode aux synthétiseurs DX de Yamaha, qui déchaine les foules et cela dans la vie réelle.


Mais j’en parlerai plus en détail dans un prochain article.

Ura Omote Lovers du et avec, le talentueux et défunt, Wowaka (le monsieur à la guitare)

Alors, lorsque j’entends que l’on dit que les jeunes n’ont plus de créativité, je souris car la marche entamée en 1979 ne semble être qu’à ses débuts.

A suivre donc …

Bippp, le passé d’une génération post “no futur”

En cherchant Vitor Hublot, je suis tombé sur une page Bandcamp, d’une maison de disque éditant une compilation qui m’a particulièrement touché. Voici comment elle la présente :

Nous sommes aux débuts des années 80, et les No Future peinent désormais à mobiliser ces jeunes gens désabusés, avides d’expérimentation, et de modernité. Bref, le punk s’enlise et lasse…
En 79, la sortie du tube « Rectangle » de JACNO , transfuge Punk, ouvre la voie et achève de convaincre les plus indécis…Les riffs enragés des Rickenbacker et Fender laissent ainsi peu à peu la place aux Bip-Bip froids et robotiques des claviers analogiques Casio, Korg MS 10 et autres ARP Omni. Poses növö, retro futurisme, élégance et arrogance d ‘une jeunesse ayant trouvé dans le synthé, une froideur assumée, et la guitare électrique, le Cubass de leur génération…
Parfois maladroits, mais toujours sincères, les bidouillages, et déambulations sonores de ces groupes sont autant de propositions, et tentatives de réponses au marasme musical du début des années 80.
BIPPP offre ainsi une immersion et un témoignage didactique sur cette période qui préfigure l’apparition des home-studios et l’explosion de la musique électronique à venir….
Bon voyage au pays du TGV, de la BX, du Minitel…. et des synthés cheaps !
Revenu d’un Punk primitif dont l’énergie nihiliste et jubilatoire s’est essoufflée , une certaine jeunesse en quête d’esthétisme et de modernisme ne se retrouve plus dans les manifestations bruyantes et brouillonnes de ce mouvement régressif.

https://shop.bornbadrecords.net/album/bippp-french-synth-wave-1979-85

Vous y trouverez des titres peu connus mais presque tous dans une sympathique synthpop, c’est selon. Le titre de Marie Möör vous rappellera, sans doute, un certain Manu Chao :

Un voyage que je vous invite à découvrir sur les pas de ces petites productions qui ont parfois produit de petites merveilles.

C’est ici sur Bandcamp

Sandrine Collard, perle de la synthpop

Eté 1986, Vitor Hublot et leur petite gayole font un tabac parmi la jeunesse wallonne. C’est à ce moment que je découvre une perle de la musique électronique minimaliste « Aller simple » du même collectif sorti 3 ans plus tôt. J’ai adoré ce morceau et je trouvais que, malheureusement, il y avait peu de titres dans le même style ma plaisant autant. Comme ce titre s’y trouvait, je me suis tapé des compilations « Flexipop » entières, mais rien !

Sandrine Collard – Je communique

Vers 2002, un ovni débarque sur les ondes de notre radio nationale, une certaine Sandrine Collard nous sort un coup sensass ! Une version des marionnettes de Christophe que je trouve séduisante. S’en suit une émission sur La Première qui lui est consacrée et qu’enfin je découvre son album.

Il m’a fallu du temps pour le trouver, mais l’attente fut récompensée. Tout comme « Aller simple » de Vitor Hublot, il devient, à mes yeux, une référence de la chanson « synthpop » voire « électro-minimaliste ». Une façon de chanter, un peu saccadée par moment, qui transmet de larges émotions et musicalement, c’est une réussite qui n’eut hélas pas le succès mérité.

Les sons électroniques sont magiques et orchestrés par le grand Dan Lacksman (qui en est le producteur).

Ce que j’admire dans cet album, c’est une certaine légèreté, intimiste et délicat, collant bien au côté « minimaliste ». Un album qui sent la modestie et qui pourrait rappeler un certain Dominique A à l’époque de « La Fossette », il y a un petit air de « Va t’en ». Coïncidence, Françoise Breut s’y trouve dans « Le trio des petits mots ».

« le miroir », « les femmes » et « le GSM » sont vraiment de petits bijoux, même si l’ensemble des 14 titres est très réussi. Je vous laisse la découvrir avec quelques unes de ses piste sur sa page « Soundcloud ».

Hélas, peu de nouvelles de Sandrine, j’ai appris, par hasard, qu’elle était derrière  The ideal husband « no bye no aloha » et c’est probablement sa voix, en français, sur « The ritornello ». Une autre petite perle…

Ce qui est sûr, c’est qu’elle a énormément de talent, mais est, hélas, beaucoup trop discrète.

N’hésitez-pas à découvrir son album « Je communique » et, au passage, jeter une oreille à Vitor Hublot « Aller simple » dont j’en parlerai prochainement.

Virtuel ou matériel ?

Automne 1996, intéressé par Cubase, je reçois un prospectus publicitaire de leur nouvelle version révolutionnaire, le Cubase 3 VST. Sur ce document, Steinberg y vantent les bienfaits de leur invention : le Virtual Studio Technology. « Imaginez recevoir votre nouvelle unité de réverbération sur disquette » ajoutent-ils !

Un rêve auquel je n’ai cessé d’y croire, jusqu’en 2015. Mais revenons au début.

Fin des années 90, j’assiste à la démo de Reality de Seer System. Je suis bluffé, un synthétiseur virtuel, totalement inédit dans sa synthèse, sur un ordinateur Pentium 180. Et ça tourne !

Comme il faut un ordinateur dédié, rien que pour ça, alors que je peine à m’en offrir un, après ma config. Soundblaster AWE32 avec sa Yamaha DB50XG, ce sera un expandeur Yamaha MU90R et un Roland JV-1010. Mais tout au long, je n’avais cessé de rêver « Studio 100 % virtuel », de n’avoir qu’un ordinateur et un clavier maître.

Milieu des années 2000, je range mes deux expandeurs, car mon AMD Athlon XP 2600, fait tourner quelques beaux synthés et belles réverbes, j’y suis : je suis 100 % virtuel. Seul mon piano numérique avait tenu le coup un peu plus longtemps, avant d’être remplacé par un simple clavier maître sans la moindre sonorité embarquée.

Alors, comme tout le monde, de 2005 à 2015 j’achète de plus en plus d’instruments virtuels, jusqu’au jour où…

J’entame un nouveau projet aux sonorités « cheap » du genre Soundblaster Pro et autres bip-bîp, rien ne me convainc dans tous les instruments virtuels que je possède. C’est alors que me vint l’idée d’acquérir un vieux module FM Yamaha FB01 et là, contre toute attente, ça sonne terriblement bien. Au-delà des bip-bîp, il y a une dimension qui s’en dégage, quelque chose que je n’avais plus rencontré depuis des années. J’essaye de compléter l’équipement pas un Roland MT-32, mais le « retro gaming » passant par là, les prix grimpent et je me rabats sur un D-110, paraît-il, de technologie identique. C’est à nouveau pareil, au-delà des sons désuets, une sensation de sonorités pleines s’en dégage.

Tous ces vieux modules avaient un tonus et une musicalité qu’avec le virtuel, j’avais oubliée. Tous ces expandeurs sonnaient bien sans la moindre correction au mixage ; du son brut de fut directement à la sortie.

Je ressortis mon vieux JV-1010 et le retour aux sources à commencé.

De ce retour aux sources, j’ai tiré quelques conclusions que je vous partage.

NB : Déjà, j’ai pu reprendre tous mes vieux projets, juste en convertissant mes vieux fichiers aux nouvelles versions de STAN (Station Audio-Numérique). Cela n’était pas toujours possible avec le virtuel, car il m’arrivait souvent que des instruments logiciel ne soient plus développés ou que le coût de la mise à jour soit excessif.

Les deux mondes (virtuel et matériel) ont leurs avantages respectifs (qu’il faut souvent nuancer) que j’ai pu comparer :

Avantages du virtuel :

  • Le coût souvent plus avantageux (quoi qu’avec les mises à jour, on arrive parfois au prix du matériel).
  • Le fait de pouvoir exécuter plusieurs instances simultanées (donc d’avoir plusieurs modules).
  • Pas de problèmes de connexion (bruits parasites et faux contacts).
  • L’accès à des synthèse inédites en matériel.
  • L’encombrement réduit à zéro !
  • La possibilité de synthèses originales et inédites.
  • L’accès à des sonorités mythiques impayables (le matériel d’époque étant difficilement accessible et hors de prix), mais souvent approximatives.

Avantages du matériel :

  • Totalement indépendant de la STAN, donc plus pérenne.
  • Consommation moindre en ressources CPU et même parfois électrique (oui un ordinateur qui simule le matériel dépense parfois d’importantes ressources augmentant ainsi la consommation électrique).
  • Temps de chargement d’un projet, souvent bien plus rapide.
  • L’accès à des sonorités mythiques originales (pas des imitations)
  • Il est souvent plus facile et plus intuitif de tourner des boutons que d’user de nombreux clics de souris.
  • Des sonorités souvent plus consistantes que le virtuel.
  • Vous pouvez toujours revendre votre matériel

Les deux pouvant cohabiter…. On aurait tort de s’en priver.

Il est aussi des rumeurs persistantes que je voudrais dissiper :

Le matériel a des sonorités plus grasses et plus tonifiantes que le virtuel.

Ce n’est pas toujours vrai, certains instruments virtuels font ça très bien, aussi bien que le matériel.

Les instruments matériels sont inimitables en virtuel

Quand les fabricants du matériel se mettent à le faire en virtuel, c’est souvent bluffant. Mais souvent au prix d’une forte consommation de CPU. Le System-1 de Roland sonne de manière identique tant en matériel qu’en logiciel. Cela dit, pour avoir essayé de nombreuses versions dématérialisées par les concepteurs, c’est rarement un sans faute.

Le virtuel coûte moins cher.

Généralement oui, mais pas toujours. Si on suit le marché de l’occasion en matériel et les nombreuses mise à jour payantes de certains produits logiciel, il arrive parfois que le matériel devienne moins onéreux. Parfois, un produit logiciel n’est plus suivi et l’investissement peut devenir totalement caduque.

On ne peut pas synchroniser le matériel, aussi bien qu’un VSTi/AUi.

C’est souvent ce que pensent le maoistes qui ont tout de suite connu le virtuel. Pourtant, il suffit juste d’utiliser la synchro externe, souvent midi, faite pour ça.

Les instruments virtuels sonnent toujours mieux et sont plus réalistes que les claviers et expandeurs matériel.

Et non, le matériel évolue lui aussi. Un Yamaha MODX ou un Roland Integra 7 font aussi bien que de nombreux grands instruments logiciel.

Il y a un point souvent oublié et il dépend de nos différentes approches, c’est la créativité et là le matériel peut avoir un avantage. Ou pas !

Je m’explique :

Sur le matériel on est tactile, donc généralement ça nous vient plus intuitivement. Je suis plus enclin à créer des sonorités sur un vrai synthé que sur un Vsti/Aui.
Mais aussi, on a généralement moins de matériel, car c’est généralement plus coûteux, ce qui nous oblige à faire plus avec moins, donc être plus créatif.

Vous l’aurez compris, les deux mondes ont leurs avantages et peuvent aisément coexister dans la même production. Le plus intelligent est de les marier. Pourquoi ne pas débuter l’univers du matériel par des Korg Volca, par exemple, et découvrir une nouvelle approche.

Le paradoxe du synthétiseur

Durant les années 50, le synthétiseur était, entre autre, le sujet de prédilection des laboratoires d’électro-acoustique, quand il n’était pas utilisé pour créer des bruitages pour le cinéma. Puis est venu le temps où il est passé aux mains des artistes à la recherche de nouvelles sonorités.

Dès qu’il fût popularisé, le « grand publique » et certains arrangeurs, aspiraient à retrouver une machine capable d’imiter de vrais instruments. Ce que la technologie d’époque faisait très mal.

D’ailleurs, déjà dans les années 40, un certain George Jenny présentait l’Ondioline, sorte de précurseur du synthétiseur analogique, comme étant capable d’imiter fidèlement les instruments acoustiques.

Cela était si ancré, que tous les claviers électroniques de la fin 70 au début des années 90 affichaient des sélections d’instruments imitant vaguement leurs homologues acoustiques : le son de la clarinette ressemblait au braillement d’un âne, la trompette à un grincement de porte et le piano à une goute d’eau tombant dans l’évier et tout à fait indiscernable du son de la prétendue guitare.

Depuis l’avènement de l’échantillonnage et de la modélisation numérique, la qualité d’imitation s’est améliorée en même temps que l’informatique évoluait. Aujourd’hui, sur certains claviers de bonne facture, il est parfois, sur enregistrement, impossible de faire la distinction entre le son du clavier électronique et celui de l’instrument qu’il imite.

Ca y est, en ce début de 3ème millénaire, le but ultime de l’imitation électronique du monde acoustique est atteint. Mais le paradoxe, c’est qu’aujourd’hui, les grands fabricants d’instruments électroniques s’évertuent à imiter les synthétiseurs d’époque !