Roland Boutique JX-08

Il vient de sortir, il est tout chaud, voici le nouveau venu de Roland en matière d’imitation analogique.

Roland Boutique JX-08

Je reviens, après des mois d’absence, avec un petit bijou que j’affectionne particulièrement : le Roland Boutique JX-08, clone miniature du JX-8p.

Avec sa polyphonie étendue par rapport à l’original et sa bi-timbralité, le JX-08 semble une belle alternative à l’original. Peu importe, ce n’est pas ça que je cherche, mais un synthétiseur qui sonne analogique et qui a du caractère. Selon Espen Kraft, avec sa macabre, néanmoins drôle,  analogie avec sa grand-mère : le JX-08 donne l’illusion d’un JX-8P, mais si on regarde plus près ce n’est pas ça.

La comparaison d’Espen KRAFT en anglais.

Imitation ratée alors ?

Est-ce bien important ? Le JX-08 fait vraiment analogique, c’est chaud, épais, parfois cristallin et ça a du punch ! Est-ce vraiment important qu’il soit ou non une réplique fidèle de son ainé ? Il sonne magnifiquement bien et très analogique et c’est ce qui compte.

En bref,  ce sont 2 DCO, 1LFO, 2 enveloppes et un filtre passe haut. Et bi-timbrale en plus !

Les seul reproches que je pourrais faire est que le filtre ne soit pas auto oscillant, pas de modulation de largeur d’impulsion et qu’il n’y ait qu’un seul LFO. Pour le reste ça sonne très analogique et les possibilité sonores sont relativement étendues.

Pour qui ?

De toute évidence, si vous voulez un son chaud très typé années 80 des grandes marques de l’époque, le JX-08 est fait pour vous. Pour faire du « noisy » je suis moins convaincu !

Ecoutez donc

Ca sonne comme ça

En bref

C’est une émulation analogique très réussie dont on ne peut pas reprocher le manque de chaleur, d’épaisseur et de caractère. La polyphonie serait de 20 voies maximum (difficile d’avoir une information claire sur le sujet). Tout ça pour moins de 400€ Mais il faut être patient, ils arrivent au compte goûte.

Kasei No Hito (KNH/Olivier Dahan)

Je l’ai connu sur YouTube à la recherche de références et de tests sur la synthèse soustractive, notamment de modulaires. Non seulement ses revues sont fantastiques (exhaustives et abondament illustrées) mais en plus ce qu’il fait (musicalement) est vraiment très intéressant.

Ce monsieur a plusieurs faces : un créateur de talent, un bon pédagogue et un excellent « sound designer ». Malheureusement, sa page Soundcloud ne semble pas très fréquentée et pourtant elle le mérite !

Quel style de musique ?

Difficile de le caser, mais on peut dire que c’est de la musique électronique qui part de l’ambiant et jusqu’à l’EDM. Ses sonorités sont souvent incroyables et donnent une très belle atmosphère à ses compositions. Pour vous donner une idée, de ce côté, il me fait beaucoup penser à Tangerine Dream !

Concrètement, qu’est-ce que ça donne ?

Pour le planant au petit goût Tangerine Dream
Pour le plus dansant !

Je vous invite à écouter sa page Soundcloud : https://soundcloud.com/olivier-dahan et/ou en apprendre beaucoup sur les modulaires (mais pas que) sur sa chaîne https://www.youtube.com/user/TheDotBlog vous ne serez pas déçus.

Est-ce Crave, docteur ?

Il n’a vraiment l’air de rien et semble très limité, mais méfiez-vous de l’eau qui dort !

Ce petit synthétiseur de chez Behringer composé de :1 VCO (carré/pulse ou dent de scie), 1 VCA, 1 LFO, 1 générateur d’enveloppe, 1 filtre en échelle passe haut ou passe bas (tout est en un unique exemplaire comme le séquenceur et l’arpégiateur). Et pourtant, les possibilités de l’engin sont surprenantes du fait qu’il est « semi-modulaire ». Ce qui signifie que tout peut être re-câblé à souhait !

Il en ressors une belle sonorité analogique, relativement épaisse et tonique !

Behringer Crave

Bien entendu il est monophonique,  monodique et mono-timbrale ça va de soi. Néanmoins, il peut être couplé à d’autres Crave (jusqu’à 16) et ainsi offrir la polyphonie, la stéréo (ou plus) et ouvrir la porte du monde du modulaire.

En effet, il peut être associé à un modulaire eurorack et/ou être complété par des éléments de celui-ci. Le parfait premier pas vers le monde du « patching ».

Mais en plus, il est doté d’une entrée midi-usb, midi et peut convertir le midi/usb en CV et d’un séquenceur 32 pas et 64 mémoires.

On s’en prendrait vite un second !

Le fait qu’il soit semi modulaire, ce sont aussi des possibilités créative inouïes. L’expérimentation y va de soi et les découvertes sont surprenantes. Déjà, par défaut, l’instrument sonne très bien : belle sonorité épaisse et vivante. Tout ça pour +/- 160€

Noël, Hanoucca et St Nicolas approchant, voilà une idée de cadeau pour qui voudrait faire découvrir ce beau monde du synthétiseur.

Behringer MS-1

Le Roland SH-101 était à la mélodie ce que la Roland TR-808 était au rythme, une référence.

Synthétiseur au workflow bien pensé qui en font un des plus faciles, pour ce qui est d’obtenir un “bon son”, le SH-101 eut une place d’honneur au milieu de la pop électronique des années 80, mais surtout des “home studiotistes” jusqu’à maintenant.

Simple et puissant, transformable en “keytar” (keyboard-guitar, pour clavier-guitare), ce petit analogique vous ferait vite passer pour une bête de scène.

Oui, mais le MS-1 dans tout ça ?

Le MS-1 est la réplique très fidèle du Roland SH-101. Monté autour du même oscillateur, le CEM3340, le MS-1 conserve ce punch et cette épaisseur typique de l’époque. Même si l’oscillateur ne fait pas tout. Hélas, le MS-1 reste monodique, comme le modèle original.

Est-ce une réplique parfaite ?

Non, c’est même mieux. Que ce soit une réplique parfait n’est pas ce qui est le plus important pour un synthétiseur, par contre c’est le caractère de l’instrument qui fait tout et là, question caractère, boudjou, on est servi ! De plus, comme le fait souvent Behringer, il y a une petite amélioration avec cette possibilité de faire de sons FM !

MS-1 ou MS-101, peu importe, ils sont identiques ! Behringer fut contraint de changer de nom en raison d’un droit sur MS-101

Alors, ce MS-1 pour qui ?

Bien pour pas mal de monde : pour les débutants, pour ceux qui veulent du lourd et ne se soucient pas de la polyphonie. Pour le claviériste qui veut briller sur scène comme un guitariste, ceux qui veulent que ça sonne années 80, 90 et autres sonorités typées.

Par contre, ça ne conviendra pas trop aux “sound designers”, la synthèse étant trop basique, ni à ceux qui cherchent un polyphonique.

Alternative :

Bien, il y a plus cher, à modélisation, mais polyphonique, le Roland SH-01. Le même workflow, une très belle réplique du SH-101 (au niveau du son et du caractère), avec 4 voix de polyphonie.

Behringer Deepmind

Depuis la réédition du CEM 3340, une sacrée vague de synthétiseurs analogiques déferle sur le marché des instruments de musique électronique. Le retour de ce composant a aussi relancé la production d’engins mythiques, comme le Prophet 5 de Sequential. Mais pas que…

Une marque de mauvaise réputation (pas vraiment justifiée) en a profité pour re-créer des  machines de légende du début des années 80. Certains parlent de “pâle copies”, de clone, …. Mais les ont-ils essayées ?

Si l’aspect des machines ressemble parfois, à s’y méprendre, aux machines d’époque, Behringer a aussi su les améliorer. Ainsi le MS-1, réplique du SH-101 de Roland, apporte la modulation FM en plus. Sur le Poly D, ils apporte la paraphonie à 4 voix, donc 4 oscillateurs au Model D de Moog.

Par contre, il existe un modèle en particulier, souvent considéré comme copie ratée du Roland Juno ; le fameux Deepmind.

Mais est-ce vraiment une copie ratée ?

Pour le savoir, il faut déterminer ce qu’est un Juno.

Le Juno c’est 1 DCO, 1 enveloppe, 1 LFO, 1 filtre passe bas et surtout 1 chorus à 3 niveaux. Le Deepmind c’est 2 VCO, 3 enveloppes, 2 LFO, 1 filtre passe bas et un multi effet très puissant.

Et que dire de sa matrice de modulation ?

Bref, 2 machines qui n’ont rien à voir et le Deepmind n’a pas du tout le caractère du Juno : il a moins de punch et d’épaisseur. On peut obtenir du gros son, mais c’est nettement moins intuitif que sur le Juno.

Néanmoins, toutes ces possibilités ouvrent la porte à des sonorités très particulières et sur ce point, il est très performant. Surtout pour tout ce qui est « PAD ».

Des nappes planante à souhait, mais pas que….

Bien-sûr, beaucoup lui reproche de ne pas sonner comme un Moog ou un Roland et d’être plus proche d’un plugin VST que d’un vrai gros synthé. Il y a un peu de vrai, le « sound design » n’est pas le plus intuitif et aussi, certains plugin sonnent vraiment bien. ce n’est donc pas un aspect négatif.

Le Deepmind, c’est en effet de la synthèse analogique soustractive que l’on ne trouve que très rarement en pure analogique et là il l’est. Mais ce sont surtout ses possibilités qui étonnent (en plus à ce prix).

Malgré le fait que nous ayons à faire à un pure analogique, on a l’impression de se retrouver devant un “virtual analogue”, certains diront même que ça sonne numérique. Je comprends ce sentiments, c’est lié à son manque d’épaisseur, mais il est tellement à l’aise pour les son plus complexes.

Ce synthétiseur pour qui ?

Déjà, pour tous les réfractaires du greffon logiciel, mais aussi pour l’ambiant, la lounge, le planant, … Mais moins performant pour imiter les sons de l’âge d’or des synthétiseurs. Mais aussi, son public cible sera les spécialistes moins fortunés ou les excellents sound designer, parce que du potentiel ce n’est pas ça qui lui manque.

Surtout pas pour les débutants. Non, le workflow n’est pas le plus intuitif, il faut aller dans de nombreux menus et vu ses possibilités, on ne peut qu’être vide dépassé. Ou alors, il faut vraiment s’accrocher. Il n’est vraiment pas idéal comme premier synthé !

Pour un premier synthé, je crois qu’il n’y a pas mieux qu’un Crave ou un MS-1 de la même marque, c’est moins évolué, mais ça sonne vraiment bien ! J’en parlerai prochainement.

Hideki Matsutake et Logic System

En occident, il y avait Kraftwerk, Tangerine Dream, Jean-Michel et ses copains et en Asie, il y avait surtout eux : The Yellow Magic Orchestra. Et bien ce n’est pas vraiment d’eux sont je vais vous parler, mais un de leurs membre temporaire : Hideki Matsutake.

Début 80, j’ai été très séduit par un poème tiré de “Les fleurs du mal” de Charle Baudelaire, nommé “la métamorphose du vampire”, déclamé par une dame au curieux accent, accompagnée d’une musique électronique proche des musiques de jeux vidéo. Il s’agissait de l’album Unit du groupe Logic System.

Mais qui est Logic System ?

Logic System c’est avant tout Hideki Matsutake qui, avec Makoto Ire, forma le groupe.

Matsutake s’intéressa à la musique électronique après avoir rencontré Wendy Carlos lors de sa performance sur “Switched on Bach” au pavillon américain de l’exposition universelle de 1970 à Osaka. Il est devenu une référence pour tout ce qui est programmation de synthétiseur au fil des années 70, on le voit d’ailleurs sur scène avec le Yellow Magic Orchestra face à son modulaire Moog III (désormais reconnaissable pas à son autocollant “I’ love Logic”). Il aura aussi collaboré avec le célèbre Ryuichi Sakamoto et d’autre grands noms de la musique Japonaise, composé de musique de jeux vidéo, dont Gardian Heroes.

Mais aussi, c’est l’actuel président de la Japan Synthesizer Programmers Association (JSPA). un grand nom de la musique électronique Japonaise vous disais-je !

alors, comme entrée en la matière, puis-je vous suggérer le repas du chef ?

Unit, le premier Album de Logic System, dont Intro et Domino Dance.

Unit

Le lecteur réseau de vos rêves…

Puisque l’on parle de musique et que le sujet Hi-fi a été abordé précédemment, entrons dans le sujet plus global de la musique dématérialisée. Non pas des diverses plateformes de streaming, mais d’un système d’écoute pour nos fichiers musicaux préférés.

L’arrivée du SBC (Single Board Computer) de la taille d’une carte de crédit, et surtout à basse consommation, nous a offert un champs de possibilité étendu, dont une large parcelle concerne les lecteurs multimédia. Kodi est probablement l’application la plus plébiscitée dans ce domaine, mais sa forte orientation vidéo n’est pas le but de cette page où nous allons parler de ces lecteurs réseau de fichiers audio.

Il eut jadis la célèbre Squeeze Box de Logitech, malheureusement abandonnée par son constructeur. Néanmoins, elle fit des émules et on retrouve de très nombreux projets s’approchant du concept : c’est-à-dire d’une petite boite connectée faisant office de jukebox numérique. Parmi ces projets, 3 ont retenu mon attention par leur facilité relative mise en place et leur bas coût d’exploitation : Volumio, Moode et Daphile. Je n’ai pas encore essayé PicorePlayer.

Ces projets sont construits autour du fameux mpd (music player daemon) autour duquel vient se greffer une interface utilisateur facilitant la gestion de celui-ci, une sorte d’habillage logiciel et graphique.

Que permettent ces applications ?

Tout simplement de lire des flux audio à partir d’un espace réseau ou local. Les fichiers supportés sont généralement Alac, Flac, Wav, mp3, m4a, ogg, … Mais aussi des services en ligne tels Tidal, Qobuz, Spotify, … Outre leur interface Web souvent bien faite, le fait qu’ils soient tous basés sur le protocole mpd leur offre de belles possibilités de contrôle à distance depuis un mobile, tablette et ordinateur via une interface Web ou une application dédiée.

Si ces applications semblent identiques, puisque basées sur mpd, elles n’en sont pas moins différentes en raison des options proposées et du mode de diffusion.

Volumio, la distribution préférée de manière globale par le plus large public. Néanmoins, elle n’est pas tout à fait libre. Des options intéressantes, comme la lecture de CD audio, les accès Tidal et Qobuz ou encore le support du Bluetooth ne sont disponibles qu’après la souscription à un abonnement. Le point fort de Volumio est son côté « produit fini » bien pensé. Des applications IOS/Android dédiées bien pensées, une prise en main et une expérience utilisateur très agréable. Notez que l’application dédiée détecte toutes les plateformes Volumio dans le réseau.

Moode est probablement le concurrent le plus direct de Volumio (avec RuneAudio qui ne semble plus dévelopé). Là tout est opensource, pas d’abonnement et des accès complets aux services en ligne les plus populaires : Tidal, Qobuz, …. Bref, pas de limitations dans les fonctions proposées, mais pas d’applications dédiées pour les plateformes mobiles non plus (bien qu’il existe des applications dédiées aux serveurs mpd). Moode semble également plus léger (à vérifier, car il ne s’agit que de mon expérience personnelle)

Ces deux plateformes, Volumio et Moode, sont probablement les produit les plus accessibles aux débutants (surtout Volumio) et qui ont une très bonne prise en charge du matériel.

Daphile est la distribution où mon expérience s’est révélée la moins agréable. Les possibilités sont complètes, inclue la prise en charge de l’extraction des CD audio. Mais c’était hélas la plateforme la moins souple. Disponible que sur les plateformes Intel, je n’ai pas trouvé l’accès SSH. La prise en charge du Wifi n’a pas été possible, ni même de l’interface audio interne. Dommage car ses possibilités semblent très évoluées.

De manière globale

Toutes les applications testées se sont montrées séduisantes, certaines plus que d’autres en fonction des besoins ressentis. Daphile m’a séduit par son module d’extraction CD bien fait, Volumio par sa facilité à mettre la solution en œuvre et Moode par sa fluidité et ses ouvertures libres vers le monde extérieur.

NB : J’ai surtout utilisé de la musique en flac depuis un NAS. L’expérience Wi-Fi avec les formats « lossless » a posé des problèmes liés à la stabilité du Wi-Ffi. Problèmes qui ne se posaient pas en filaire à débit identique.

Pour aller plus loin.

Lié à l’utilisation d’un SBC comme le Raspberry, on peut se construire un petit lecteur réseau très évolué avec un petit affichage lcd, télécommande, réveil amplifié, … Bref le lecteur réseau de vos rêves.

Tout ça pour dire que de nombreux accessoires sont disponibles pour ces petites machines, dont des DAC (convertisseur numérique-analogique), des afficheurs, des récepteurs infrarouge, …

Et la qualité audio ?

Toutes ces applications offrent la possibilité du « bit perfect et de les connecter à des DAC de très grande qualité. Ce qui signifie que ces montages peuvent aisément être « audiophile-compatibles ».

En fonction de la qualité souhaitée et de la finition les prix peuvent aller de ± 40 € à ± 500 € (et bien plus en fonction des affinités).

Pourquoi ai-je quitté Youtube, Google, Messenger, ….

Avant-propos

Ce qui suit n’a rien à voir avec le thème principal du blog. Voyez ça comme un acte militant vers plus de libertés artistiques.

L’emprise des “médias”

On parle souvent des Gafam et de leur monopole et sans remettre en cause ici le modèle capitaliste, un problème de taille subsiste ; celui du monopole de l’information et de la liberté d’expression. Si certaines dystopies ont paru fantaisistes durant des années après leur sortie, certaines sont aujourd’hui considérées comme très visionnaires ; rien que 1984 de George Orwell en est l’exemple flagrant.

La liberté d’expression, de choix et d’opinion, ne devrait en aucun cas être hypothéquée, quelle qu’en soit la raison. Or c’est bien ce qu’il se passe avec les Gafam, ou plutôt les Gaf & Co : Google, Amazon et Facebook et autres…

2016 est l’année-charnière où le grand public découvre avec effroi la puissance du « big data » et le pouvoir des réseaux sociaux lors de l’élection surprise de l’Oncle Donald. Cambridge Analytica avait fait la une de la presse spécialisée, accusée d’avoir manipulé l’opinion publique américaine. De même que pour le Brexit, ils ont avoué n’avoir fait qu’un travail limité.

Il est aussi important de considérer l’allégeance des Gaf & Co avec le gouvernement chinois, pour tout ce qui est répression et censure, tout ça rien que pour s’implanter dans le marché chinois et accroître leurs bénéfices.

Il avait aussi été relayé la rumeur selon laquelle Amazon serait capable de prédire nos achats et pourrait même les envoyer de manière anticipée. Vision qui ne serait pas délirante, compte tenu des évolutions de l’intelligence artificielle.

Ca fait réfléchir, non ? Mais ce n’est pas tout.

De nombreux débats et positionnements des principaux acteurs (« les vidéastes ») de Youtube (donc Google) ont lieu à propos de la censure et de la gestion des droits d’auteur. Le pouvoir que s’octroie Youtube est tout aussi contestable que stalinien ! N’oublions pas que le travail est effectué par ces acteurs et les gains sont majoritairement distribués entre Google et les ayants droit, même lorsqu’il s’agit d’exceptions au droit d’auteur. Brefs, leurs droits (aux acteurs) sont bafoués.

Aussi, toutes les recherches faites sur Google alimentent leurs bases de données et leurs algorithmes sont tels que les recherches sont trop ciblées. Par exemple les recherches d’un « complotiste » auront toujours tendance à aboutir sur des sites à vocation « complotiste ». Pour en revenir à la collecte de données, celles-ci alimentent le big data et sont souvent revendues à des entreprises qui ont rarement une vocation altruiste n’hésitant pas à faire du profit en dépit de nos libertés et de notre bien-être.

Bref, autant d’exemples démonstratifs qu’une sorte de dictature numérique s’installe progressivement avec notre consentement. Je pense qu’il est temps de réagir et de ne plus se soumettre à leur autorité, surtout que des alternatives existent ou ne demandent qu’à exister : Peertube, Qwant, Signal, …

Bien sûr, ce n’est pas le même confort, mais la liberté a un prix et celui-là n’est rien comparé à ce qui pourrait nous attendre en nous soumettant aveuglément aux Gaf & co.

La révolution c’est aussi ne pas se soumettre, donc « Viva la revolucion ! », comme disait le Ché.

Voilà, j’ai simplement choisi mon camp et vous ?

La Chi-Fi, la Hi-fi version Chinoise.

La musique, quelle soit électronique ou non, apporte toujours plus d’émotions sur du matériel de qualité, que l’on nomme Hi-Fi pour High Fidelity. La naissance de cette discipline a vu le jour aux états unis dans les années 50 et a commencé à envahir l’Europe dans les années 60. Réservée aux plus fortunés, elle se démocratisera avec l’arrivée, fin des sixties, du matériel provenant du Japon lequel a exporté massivement du matériel de grande qualité aux prix « ridicules » de quelques mois de salaire. Ils ont réduit les coûts au prix d’une petite voiture là où ils flirtaient avec celui d’une belle maison.

Les années 80 seront les années de déferlante intensive du matériel Nippon où les prix se sont effondrés avec du matériel de plus en plus élaboré et de plus en plus abordable. Mais, il est vrai, pas toujours de bonne qualité.

L’arrivée du nouveau millénaire a vu l’apparition du dématérialisé qui a remis les choses en place ; l’hifi redevenait un marché de niche et les grandes marques Japonaises s’éteignaient les unes après les autres. Les prix flambent…

C’est enfin le retour du vinyle qui va rendre un second souffle à ce marché mourant où certaines marques vont ressusciter, mais les prix ne seront plus ce qu’ils étaient dans les années 80. C’est dans ce contexte, que chez nous, débarque la Chi-Fi, pour Chinese-Fidelity (oui, c’est complètement condescendant)

Nous assistons, depuis une dizaine d’années, à une révolution : La Chine, l’usine du monde, à force d’être sous-traitant, est au fait de tous nos processus de fabrication et de nos cahiers des charges. Bref, ils connaissent très bien notre culture et surtout les produits que nous attendons. A cela s’ajoute une vielle technologie qui, grâce à l’évolution informatique (qui a fait naître des transistors très performants en commutation), peut atteindre une qualité inégalée à prix réduit ; il s’agit de la technologie que l’on appelle « à découpage » (et non digital comme on le voit souvent). Oui, la fameuse classe D s’immisce dans l’hifi avec des résultats très surprenants pour un prix microscopique et une qualité intrinsèque sans cesse en hausse.

Si une grande partie des « mélomanes » s’oriente, entre autre, vers le vintage, avec ses nombreux inconvénients, d’autres saisissent l’opportunité offertes par ces « envahisseurs », celle d’un matériel souvent très performant au prix de l’entrée de gamme et surtout bien assemblé. Oui le matériel hifi Chinois est souvent de bonne qualité et certains vont même jusqu’à proposer des répliques (lire contrefaçons) de matériel de légende, avec le logo de la marque copiée. Bref, un marché florissant où on y trouve de tout ; de l’illégal au produit original et performant en passant par des bricolages douteux.

Que prendre ?

Bien, n’achetez pas directement sur les sites Chinois, les déconvenues y sont plus fréquentes (et c’est souvent illégal aux yeux de la TVA), même si de bonnes affaires sont possibles, mais passez plutôt par des importateurs européens qui ont vérifié la conformité du matériel et proposent la garantie que nous avons droit. Des marques comme Topping, S.M.L, Cayin, Yaqin, … sont sérieuses et même Auna (marque bas de gamme très gadget) propose un ampli hifi tout à fait correcte pour 90 €. Attention, pour les platines vinyles, là il vaut mieux faire confiance aux producteurs légendaires, même si des exceptions existent. Bref, un ampli Chinois, correcte en Classe D, coûte ± 100 € là où les marques japonaises historiques débutent à 300 €. Un ampli à tubes correcte, ± 700 € et un bon classe AB à transistors MOS ± 200 €

Certaines marques Chinoises font de bons hautparleurs et de bonnes platines, mais là c’est plus délicat et le matériel de chez nous a déjà un bon rapport qualité prix. Ne prenez donc pas de risques inutiles si vous n’avez pas les moyens ou renseignez-vous bien avant.

Reste le côté étique et écologique : là c’est à vous de voir, mais comme pratiquement tout vient déjà de Chine….

Orco, la pop chiptune avant la mode.

Edith disait « Chais pas son nom, je n’ sais rien d’ lui… » c’est un peu ce que l’on pourrait dire de Orco, groupe qui était hélas passé inaperçu lors des débuts de Jamendo et pourtant…

C’était une époque où naissaient les licences libres prometteuses d’un avenir radieux où certains ont pu acquérir une petite notoriété, à travers la planète, par des millions de téléchargements via les plateformes contestées. La guerre est finie et ce coup dans l’eau ne laissera finalement que peu de traces. La ferveur passée et déjà sont oubliés ces pionniers qui ont ouvert la voie de la musique libre et fait l’éloge des licences libres.

Orco faisaient partie de ceux-là dont ne semble subsister que les archives internet : https://archive.org/details/jamendo-000114/ et https://com.wstub.archive.org/details/jamendo-000130 et ceci http://www.tomtipunkrecords.net/?p=151

J’avais été très touché par « Sunny star » album pop aux couleurs chiptunes qui à l’époque ne passaient pas très bien auprès d’un plus large public. Pourtant cet album recèle des mélodies plus qu’agréables et une certaine originalité pour l’époque. Aujourd’hui la chiptune est plus en vogue.

Ce sont deux albums que je vous invite à découvrir, car ils dégagent une très agréable saveur de nostalgie. Un petit avant goût arbitrairement sélectionné

Orco – Snow on my TV

Ce titre faisait également partie d’une compilation K-Dopyleft où se trouvaient d’autres artistes tout aussi talentueux, mais on en reparlera une autre fois.